10 mars 2008
Se mettre au jus
Connaissez vous les différences entre "jus de fruit", "nectar" et autres "100 % pur jus" ?
En voici en bref descriptif :
- Les jus de fruit (ou "pur jus" si aucun produit n'est ajouté), sont obtenu par simple pression de fruits. Du sucre peut être ajouté mais celà doit être mentionné (la mention "sans sucre ajouté" ne veux rien dire puisque c'est le cas par défaut). Des vitamines, fibres, minéraux peuvent être également ajouté et doivent être mentionnés sur la liste des ingrédients le cas échéant. Aucun colorant, additif ou conservateur n'est autorisé sous ce label.
- Jus de fruit à base de concentré ( également : teneur en fruit 100 %) sont des fruits pressé, deshydratés puis réhydratés sur le lieu d'embouteillage. Des arômes peuvent être ajouté pour restituer celui d'origine. "Sans sucre ajouté" signifie qu'il n'y a que les glucides naturels du fruit.
- Nectars de fruits : C'est du jus ou de la purée de fruit mélangée à du sucre et de l'eau. Ce sont en général les moins cher car la teneur en fruit varie de 25 % (fruits à jus épais) à 50 % (agrumes). La quantité de fruit doit être indiquée. Il faut savoir que le sucre ajouté peut représenter 20 % du volume. Dans les nectars allégés, le sucre est remplacé par des édulcorants.
- Jus frais : pasteurisé (procédé "flash") puis conservés au frais. Durée de vie 4 semaines, 5 jours après l'ouverture.
- Jus ambiants : Ce sont les jus en conserve et pasteurisés. Durée de vie 12 mois, 5 jours après leur ouverture.
- Multivitanminés : Ce sont des jus de fruits (concentrés, nectars etc.) dans lesquels on a ajouté des vitamines (la recette est variable). Le terme "teneur garantie" signie que la teneur d'origine du fruit a été rétablie.
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10 janvier 2008
Céréales au petit déjeuner ?
On vante souvent les céréales du petit déjeuner comme étant un must en matière de santé. C'est du moins le message publicitaire qui est matraqué en boucle depuis des années. Mais qu'en est il vraiment ? Alimensonges va faire le point :
- Le petit déjeuner est un repas important car il fournit l'énergie nécessaire pour le reste de la journée. Les céréales, avec leur lot de glucides, de protéines et de vitamine semblent un aliment tout indiqué.
- Seulement voilà, en l'état actuel des habitudes alimentaires, ces céréales sont en général agrementées de lait, de sucre et parfois enrichies en compléments alimentaires.
- Sans reparler spécifiquement du lait et de son avantage relatif sur la santé (voir néfaste), il n'en reste pas moins un aliment très riche en graisse animale. Et la proportion de lait dans les céréales est souvent largement supérieure à la proportion des céréales.
- Les céréales en elles même ont des valeurs nutritives différentes. Les pétales de maïs sont moins intéressants que l'avoine etc. Bien souvent, leur cuisson les dénatures et au final, quite à manger des céréales, mieux vaut encore manger une tartine de pain complet, plus riche en vitamines, minéraux et glucides lents. D'autant plus que souvent, le reste de l'alimentaion dans la journée est également composée en grande partie de blé. Une bonne omelette au petit déjeuner est beaucoup plus intéressant sur le plan nutritif. Mais quelle publicité va promouvoir l'omelette au petit déjeuner ?
- Ces céréales sont aussi enrichies en sucre , en miel ou en chocolat. Alors que les céréales apportaient leur dose de glucide, voilà qu'on ajoute une portion non négligeable de sucres raffinés. Sans parler du sucre en poudre que l'on y ajoute parfois soi même. L'adjonction de sucre dans ces aliments est une stratégie des industriels pour en améliorer le goût et l'addiction. Selon les produits, la dose de sucre peut varier de 1 à 5.
- Les céréales sont parfois également enrichies en minéraux et en vitamines. Or, si c'est une bonne chose en cas de carence (rare dans les pays développés), une surdose permanente peut avoir des effets contraires. Une alimentation saine et équilbrée ne nécessite pas d'être enrichie en minéraux. Par exemple, un excès de fer, dont on manque rarement chez les non-végétariens, peut creer des problèmes de santé. Une dose journalière de fer tourne autour de 5 mg, et avec un petit déjeuner enrichi (Kellog's par exemple) on arrive à 24 mg. C'est pour cette raison que certaines céréales ont été interdites par les autorités sanitaire de pays nordiques (Norvège et Allemange). Ces même céréales sont en vente libre partout ailleurs...
- Enfin, cet aliment est assez sensible aux mycotoxines, des moisissures, qui peuvent avoir un certain nombre de répercussions sur la santé (cancers, immunotoxiques etc.) - source : 60 millions de consommateurs.
Un nouveau mythe vient de tomber. Les céréales du petit déjeuner ne sont pas systématiquement un bonus pour la santé. La variabilité est assez grande selon les marques et les produits, mais suffisament pour que l'on y prète attention ou que l'on se creuse un peu la tête pour trouver des aliments alternatifs.
15:40 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : céréales petit déjeuner
30 décembre 2007
Pas de sushis
Le sushi est un aliment excellent, c'est une évidence. Le poisson apporte tout son lot d'éléments nutritifs bénéfiques. Certes, mais il ne faut pas être aveugle pour autant, une bonne partie des sushis sont composés de thon rouge. Or cette espèce est directement menacée d'exctinction, les quotas sont baffoués et sous estimés, l'engraissage artificiel nécessite 20 kgs de poissons pour produire 1 kg de thon rouge. Quant aux projets de réserves marines avancées comme solution par Greenpeace, aucun état ne semble se sentir responsable de la préservation des ressources naturelles. Bref, c'est le pillage généralisé. 90 à 95% du thon rouge est destiné au marché japonais et la rareté fait monter les prix, jusqu'à 500 € le kilo.
A ce rythme, en 2012 il n'y aura plus de thon rouge, l'espèce aura disparue, plus personne n'en mangera. Alors pourquoi ne pas s'arrêter avant et sauver l'espèce ?
Comme je suis un peu méchant, je vais vous parler des dangers du poisson cru :
Il est possible que le poisson ait été infecté par une petite larve parasite, l'anasakis, responsable de l'anisikiase, qui chez l'homme se traduit par des troubles digestifs graves, diarrhées, fatigue intense et peut aller jusqu'à une perforation intestinale par ce "gentil" parasite. Il y a plusieurs centaines de morts par an au Japon.
Plus rare, l'infestation par un helminthe, le diphyllobothrium qui non content de provoqier des crampes digestives et autres diarrhées peut atteindre dans votre intestin jusqu'à un mètre de long.
14:50 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : sushi thon rouge
29 décembre 2007
Palme d'or
Un nouveau fléau menace notre monde : l'huile de palme. Cauchemar écologique et sanitaire mais Eldorado financier pour de nombreux acteurs économiques.
L'Industrie agro-alimentaire tout dabord (mais également l'industrie cosmétique), pour qui l'huile de palme est une aubaine. Extraite à pression à chaud de la pulpe des fruits de la palme à huile, elle produit 22 kgs d'huile pour 100 kgs de fruits. Son rendement exceptionnel est de 7250 kg d'huile par hectare et par an. C'est donc une huile tellement rentable que l'on finit par en retrouver partout, bien souvent sous l'appellation "matière végétale" ou "huile végétale" : biscuits, glaces, nutella etc. , bref, dans la plupart des aliments transformés nécessitant de l'huile (presque tous donc). A titre indicatif, trouve en moyenne 60% d'huile de palme dans les chips, 50% dans les pâtes à tartiner, 35 % dans les soupes, 30% dans les biscottes, 40% dans les biscuits apéritifs etc. dans la plus parfaite opacité au niveau des étiquettes.
Un européen moyen consomme annuellement l'équivalent de 25 m² de plantation d'huile de palme. Utilisée aussi dans les cosmétiques, elle pourrait bientôt servir d'agro-carburant. Le constat est clair : notre société est devenue addict à l'huile de palme au moins autant qu'elle ne l'est au pétrole.
Pour faire face à l'explosion de la demande présente et future (qui sera phénomènale), il faut trouver des terres agricoles dans les régions tropicales et equatoriales. C'est à dire, actuellement, en Malaisie et en Indonésie principalement. C'est donc sur les forêts primaires que sont exploitées ces palmiers à huile, accentuant une déforestation massive et sans doute totale à terme. Des sociétés comme Wilmar ( dont les investissements proviennent de la BNP et de Calyon) et d'autres qui fournissent Unilever, Nestlé et Cargill, brûlent les forêts primaires, exproprient les habitants de Borneo qui iront remplir les bidonvilles de Jakarta et d'ailleurs. L'ampleur des incendies de forêts est tel que l'Indonésie est le 3ème producteur mondial de CO2 après les Etats-Unis et la Chine !!
La biodiversité de ces régions est menacée de disparition et les immenses étendues de palmiers deviennent extremement sensibles aux parasites ce qui nécessite de déverser des quantités industrielles d'herbicides et de pesticides. Les sols se fragilisent et s'érodent lentement vers la desertification à long terme. Cyniquement, la plantation de ces palmiers à huile est comptabilisée dans les programmes de reforestation destinés à compenser les consommations de CO2 sur le fameux "marché des émissions carbone".
Et ce n'est qu'un début, quand il n'y aura plus de forêts à brûler, quand le prix du pétrole rendra extrèmement rentable les agro-carburants, ce seront les exploitations agricoles alimentaires de ces pays qui seront réquisitionnées, de force et dans l'illégalité. Inutile de se faire d'illusion de ce côté là, aucun pauvre n'en profitera jamais, celà ne résoudra aucun problème de faim dans le monde, celà y participera.
Les plus cyniques diront que ce n'est pas leur problème, mais l'huile de palme, pour très rentable qu'elle soit pour ceux qui l'exploitent, ne le sera pas pour les fonds de santé publique. Composée à 79% de graisses saturées, c'est à dire de "mauvais cholestérol", celui qui augmente les risques cardio-vasculaire. En réalité, cette "huile", ou plutôt graisse (solide), dans sa forme industrielle ne devrait même pas être utilisée dans l'alimentation. Seule excéption notable, l'huile de palme rouge, non raffinée, est relativement riche en vitamine A (béta-carotène). Mais de celle-ci, vous n'en verrez jamais la couleur dans vos assiettes.
13:37 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : huile palme
15 juillet 2007
Beurrés

L'UE avait commencé en 1964 à stocker les invendus pour venir en aide aux agriculteurs, selon un système largement utilisé dans la politique agricole commune (PAC). En 1986, le record de stockage de beurre fut atteint, avec 1,28 million de tonnes mises en réserve. Grâce à l'instauration de quotas laitiers, à partir de 1984, ces "montagnes de beurre" et "lacs de lait" avaient progressivement diminué. Comme les conditions de marché le permettent actuellement, l'Espagne va vendre ses dernières 5.593 tonnes de beurre en stock, la République tchèque ses 420 tonnes et la Finlande ses 78 tonnes (soit au total 6.091 tonnes), au prix minimum de 243,05 euros les 100 kg. La France demeure le premier producteur mondial de beurre (ce qui ne l'empêche pas d'en importer à hauteur de 26%).
Une "bonne" façon d'écouler tous ces stocks, outre de belles campagnes de propagande visant à nous faire croire à une carence généralisée en calcium, fut d'en adjoindre généreusement dans tous les biscuits, et tant pis pour l'expansion de l'obésité.
Aujourd'hui les stocks sont au plus bas et avec les effets combinés de la sécheresse sur les cours du blé, le prix du beurre va augmenter de 40%.
Comme d'autres marques, les biscuits LU se sont largement beurrés à bas prix. Or avec les hausses de prix sur le beurre on comprend un peu mieux pourquoi Danone vient de vendre Lu à Kraft (tout en bénéficiant des exonérations fiscales mises en place début 2007 sur ce type de transactions).
Déjà, des voix s'élèvent en Europe pour remettre en cause les quotas laitiers en 2015. Quotas qui ont pourtant permis de réaliser de substancielles économies à l'UE . Et Kraft dans tout ça ? Selon moi il peut soit faire du lobbying pour rétablir les quotas, soit remplacer le beurre par de l'huile de soja transgénique (ce qui suppose une éventuelle délocalisation, puis réimportation avec le label LU).
19:46 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : beurre lu
27 juin 2007
Quand l'Homme déconne
Chlordecone : insecticide très toxique destiné aux patates et aux bananes. Breveté en 1952, sous le nom de kepone, il sera massivement utilisé contre le charançon.Il épuisait tellement les sols qu'il fallait les laisser reposer tous les 7 ans. En 1975 les américains démontrent sa haute toxicité pour les humains, ils l'interdiront en 1976. En France il faudra attendre 1990, mais on changera le nom en curlone pour éviter les ennuis...
Mais de 1990 à 1993 les ministres de l'agriculture (socialistes) Louis Mermaz et JP Soisson signent deux dérogations pour autoriser son utilisation dans les antilles afin d'écouler les stocks. On sait que ce produit a été utilisé illégalement par la suite.
En 1999, une étude officielle démontre la présence massive de chlordecone dans tous les échantillons d'eau prélevés autour de Basse-Terre. L'INRA avait déjà détecté la présence de chlordecone depuis 1977 (on connaissait alors sa dangerosité), classé sans suite.
Le chlordecone présente un inconvénient de taille, très stable il contamine les patates par les racines. Sa pulvérisation nécessite un travail manuel minitieux, ce qui signifie que tous les ouvriers agricoles manipulant ce produit furent contaminés.
En 1993 le ministère de l'environnement et l'UNESCO commande des études de contamination du Grand Carbet, une rivière qui traverse les bananeraies. Le premier rapport restera secret, le deuxième révèlera la présence massive de chlrodecone dans l'estuaire. En 1999, on découvre jusqu'à 100 fois la norme autorisée (qui est toute relative quand il s'agit de poison). Alors, enfin, l'administration réagit et fait fermer les captages d'eau les plus pollués, ou les mélange avec des eaux moins polluées pour faire baisser les taux artifficiellement.
Les sols sont contaminés pour des siècles, car le chlordécone ne se dégrade pas. Pourtant il existait des alternatives avec des produits dégradables.
Aux antilles on trouve bien d'autres produits toxiques. 75 % des tonnages importés sont inconnus et souvent interdits.
Le chlordécone, comme tous les organochlorés (style DDT), s'attaque au système nerveux humain. Les symptomes sont : tremblements, contractures musculaires, troubles de la vision et de la coordination, diminution du nombre de spermatozoïdes, nausées, arytmie.
Hasard ? Il y a deux fois plus de cancers de la prostate dans la zone Caraïbe qu'en Europe. Le centre national de la recherche sur le cancer a classé ce produit "probablement cancerogène"...en 1979. La Guadeloupe connait également une épidémie de maladie de Parkinson, des taux anormalement élevés de chlordécone ont été relevés sur leur dépouille. Un tiers des femmes enceinte est contaminé, deux tiers des ouvriers agricoles. Le taux de mortalité prénatale est anormalement plus élevé qu'en métropole.
En pratique, le chlordecone recouvre la plupart des sols agricoles et contamine les racines. Il est donc fortemment déconseillé de manger localement les carottes, pommes de terre, igname, tomates, melons, et mieux vaut boire l'eau à l'aide d'un récupèrateur d'eau de pluie.
10:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : chlordecone, antilles, guadeloupe, martinique
10 mai 2007
On se paye notre fraise
Tout ça pour quelques fraises
D'ici à la mi-juin, la France aura importé d'Espagne plus de 83.000 tonnes de fraises*. Enfin, si on peut appeler "fraises" ces gros trucs rouges, encore verts près de la queue, car cueillis avant d'être mûrs, et ressemblant à des tomates. Avec d'ailleurs à peu près le goût des (mauvaises) tomates... Si le seul problème posé par ces fruits était leur fadeur, après tout, seuls les consommateurs piégés pourraient se plaindre d'avoir acheté un produit qui se brade actuellement entre 2 et 3 €/kg sur les marchés et dans les grandes surfaces, après avoir parcouru 1.500 km en camion.
Soit environ 16.000 camions par an à faire un parcours valant son pesant de fraises en CO2 et autres gaz d'échappement (c’est aussi pour eux que certains veulent faire la Traversée Centrale des Pyrénées).
Car la quasi-totalité de ces fruits poussent dans le sud de l'Andalousie, sur les limites du parc national de Donana, près du delta du Guadalquivir, l'une des plus fabuleuses réserves d'oiseaux migrateurs et nicheurs d'Europe.
Il aura fallu qu'une équipe d'enquêteurs du WWF-France s'intéresse à la marée montante de cette fraise hors saison pour que soit révélée l'aberration écologique de cette production qui étouffe la fraise française (dont une partie, d'ailleurs, ne pousse pas dans de meilleures conditions écologiques). Ce qu'ont découvert les envoyés spéciaux du WWF, et que confirment les écologistes espagnols, illustre la mondialisation bon marché.
Cette agriculture couvre près de 6.000 hectares, dont une bonne centaine empiètent déjà en toute illégalité (tolérée) sur le parc national. Officiellement, 60 % de ces cultures seulement sont autorisées ; les autres sont des extensions « sauvages » sur lesquelles le pouvoir régional ferme les yeux en dépit des protestations des écologistes. Les fraisiers destinés à cette production, bien qu'il s'agisse d'une plante vivace productive plusieurs années, sont détruits chaque année.
Pour donner des fraises hors saison, les plants produits in vitro sont placés en plein été dans des frigos qui simulent l'hiver, pour avancer leur production. A l'automne, la terre sableuse est nettoyée et stérilisée, et la microfaune détruite avec du bromure de méthyl et de la chloropicrine. Le premier est un poison violent interdit par le protocole de Montréal sur les gaz attaquant la couche d'ozone, signé en 1987 (dernier délai en 2005) ; le second, composé de chlore et d'ammoniaque, est aussi un poison dangereux : il bloque les alvéoles pulmonaires.
Qui s'en soucie ?
La plupart des producteurs de fraises andalouses emploient une main-d'œuvre marocaine, des saisonniers ou des sans-papiers sous-payés et logés dans des conditions précaires, qui se réchauffent le soir en brûlant les résidus des serres en plastique recouvrant les fraisiers au coeur de l'hiver... Un écologiste de la région raconte l'explosion de maladies pulmonaires et d'affections de la peau.
Les plants poussent sur un plastique noir et reçoivent une irrigation qui transporte des engrais, des pesticides et des fongicides. Les cultures sont alimentées en eau par des forages dont la moitié ont été installés de façon illégale. Ce qui transforme en savane sèche une partie de cette région d'Andalousie, entraîne l'exode des oiseaux migrateurs et la disparition des derniers lynx pardel, petits carnivores dont il ne reste plus qu'une trentaine dans la région, leur seule nourriture, les lapins, étant en voie de disparition.
Comme la forêt, dont 2.000 hectares ont été rasés pour faire place aux fraisiers.
La saison est terminée au début du mois de juin. Les 5.000 tonnes de plastique sont soit emportées par le vent, soit enfouies n'importe où, soit brûlées sur place. Et les ouvriers agricoles sont priés de retourner chez eux ou de s'exiler ailleurs en Espagne.
La production et l'exportation de la fraise espagnole, l'essentiel étant vendu dès avant la fin de l'hiver et jusqu’en avril, représente ce qu'il y a de moins durable comme agriculture, et bouleverse ce qui demeure dans l'esprit du public comme notion de saison. Quand la région sera ravagée et la production trop onéreuse, elle sera transférée au Maroc, où les industriels espagnols de la fraise commencent à s'installer. Avant de venir de Chine, d'où sont déjà importées des pommes encore plus traitées que les pommes françaises...
*Vous n'en achetez pas ? Et que croyez-vous qu'il y ait dans les laitages "aux fraises", et autres sirops et gâteaux...?
Une petite vidéo pour finir : http://www.dailymotion.com/video/x1ds9p_alerte
01:01 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : fraise
16 février 2007
Quelques chiffres
On estime à 45% (certaines études montent à 60%) le nombre de cancers causés par l'alimentation. En 2000 il y a eu 278 000 nouveaux cas de cancer en France et 150 000 décès. Ce qui donne environ 67 500 morts de cancer par an liés à l'alimentation.
Sans parler des maladies cardio-vasculaires...
16:47 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : cancer
23 janvier 2007
Histoire d'une tarte
Histoire chimique d'une tarte aux cerises d'un supermarché.
I Histoire de la pâte
La farine:
Les grains de blé ont été enrobés d'un fongicide avant semis. Pendant sa culture, le blé a reçu de deux à six traitements de pesticides selon les années, un traitement aux hormones pour raccourcir les tiges afin d'éviter la verse et une dose importante d'engrais : 240 kg d'azote, 100 kg de phosphore et 100 kg de potassium à l'hectare. Dans le silo, après récolte, les grains sont fumigés au tetrachlorure de carbone et au bisulfide de carbone puis arrosés au chlopyriphosmethyl. Pour la mouture, la farine reçoit du chlorure de nitrosyl puis de l'acide ascorbique, de la farine de fève, du gluten et de l'amylase.
La poudre levante:
Elle est traitée au silicate de calcium et l'amidon est blanchi au permanganate de potassium.
Les corps gras
Ils reçoivent un antioxydant comme l'hydroxytoluêne de butyl et un émulsifiant type lécithine.
II Histoire de la crème
Les oeufs
Ils proviennent d'un élevage industriel où les poules sont nourries aux granulés contenant des antioxydants (E300 à E311), des arômes, des émulsifiants comme l'alginate de calcium, des conservateurs comme l'acide formique, des colorants comme la capsanthéine, des agents liants comme le lignosulfate et enfin des appétants pour qu'elles puissent avaler tout ça comme le glutamate de sodium. Elles reçoivent en plus des antibiotiques et en particulier des anticoccidiens. Les oeufs avant séchage reçoivent des émulsifiants, des agents actifs de surface comme l'acide cholique et une enzyme pour retirer le sucre du blanc.
Le lait
Il provient d'un élevage industriel où les vaches reçoivent une alimentation riche en produits chimiques : des antibiotiques comme le flavophospholipol (F712) ou le monensin-sodium (F714), des antioxydants comme l'ascorbate de sodium (F301), l'alpha-tocophérol de synthèse (F307), le buthyl-hydrox-toluène (F321) ou l'ethoxyquine (E324), des émulsifiants comme l'alginate de propylène-glycol (F405) ou le polyéthylène glycol (F496), des conservateurs comme l'acide acétique, l'acide tartrique (E334), l'acide propionique (F280) et ses dérivés (F281 à E284), des composés azotés chimiques comme l'urée (F801) ou le diurédo-isobutane (F803), des agents liants comme le stéarate de sodium, des colorants comme F131 ou F142 et enfin des appétants pour que les vaches puissent manger tout cela comme le glutamate de sodium.
Les huiles
Elles ont été extraites par des solvants comme l'acétone puis raffinées par action de l'acide sulfurique, puis lavage à chaud, neutralisées à la lessive de soude, décolorées au bioxyde de chlore ou au bichromate de potassium et désodorisées à 160 0C avec du chlorure de zinc. Enfin, elles ont été recolorées à la curcumine.
La crème
Une fois obtenue, elle reçoit des arômes et des stabilisants comme l'acide alginique (E400).
III Histoire des cerises
Les cerisiers ont reçu pendant la saison entre dix et quarante traitements de pesticides selon les années. Les cerises sont décolorées à l'anhydride sulfureux et recolorées de façon uniforme à l'acide carminique ou à l'érythrosine. Elles sont plongées dans une saumure contenant du sulfate d'aluminium et à la sortie elles reçoivent un conservateur comme le sorbate de potassium (E202).
Elles sont enfin enduites d'un sucre qui provient de betteraves qui, comme les blés, ont reçu leur dose d'engrais et de pesticides. Le sucre extrait par défécation à la chaux et à l'anhydride sulfureux puis décoloré au sulfoxylate de sodium, puis raffiné au norite et à l'alcool isopropylique. Il est enfin azuré au bleu anthraquinonique.
Il ne nous reste plus qu'à vous souhaiter bon appétit !
Source : http://www.lautrinfo.org/inviteavril2002.html
21:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
16 décembre 2006
Le cas déca'
Tous ceux qui ont fait le choix de ne plus consommer de café, et qui se sont rabattus sur le décaféiné pour raisons médicales ou autres, pourraient être surpris d’apprendre que malgré leur tentative de sevrage ils en avalent tout de même.
En effet, des chercheurs de l’Université de Floride ont étudié, et mesuré par chromatographie, le taux en caféine de plusieurs grandes marques de déca. Il apparaît que si une tasse de café filtre de 250 ml contient environ 85 milligrammes de caféine, une quantité de 500 ml de décaféiné contenait entre 8,6 et 13,9 milligrammes de caféine. L’expresso décaféiné, quant à lui, contenant entre 3 et 15,8 milligrammes de caféine.
Ainsi, même avec de faibles niveaux de caféine, un accro au petit déca, qui consommerait 5 à 10 tasses par jour, pourrait facilement atteindre les mêmes niveaux de caféine que celui qui boit 1 à 2 cafés normaux par jour, et ne devrait donc pas s’étonner de ses effets, comme une certaine sensation de manque. Sachant que 30 % de la population peut ressentir les effets de 18 mg de caféine voire moins.
source : tatoufaux.com
11:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : café, déca
07 octobre 2006
Eaumerta
L'eau potable est un sujet très méconnu du grand public et j'ai eu beaucoup de difficulté à recueillir des informations véritablement scientifiques. Jusqu'à ce que je trouve ce site : http://www.eautarcie.com/ qui m'apporta les informations manquantes.
Le premier mensonge concernant l'eau concerne la vente d'eau en bouteille. Pourquoi acheter de l'eau en bouteille si l'eau de ville est réputée parfaitement potable et même l'une des plus "pure" du monde à en croire les sociétés distributrices d'eau. Acheter de l'eau en bouteille revient principalement à payer le plastique de la bouteille, l'usine d'embouteillage, l'étiquette, le marketing, la publicité, le transport et, bien sûr, les taxes. Le contenu, lui, ne coûte quasiment rien et provient même parfois directement de l'eau du robinet (dans les villes de montagne par exemple). Alors quels sont les arguments défendus ? l'absence de chlore, de nitrates, la présence de minéraux divers.
En ce qui concerne les minéraux il est bon de préciser qu'une eau trop minéralisée fatigue les reins, et pour être assimilés il faut qu'ils soient liés à un élément organique, dans la nourriture donc. Sinon il suffirait de lécher du fer ou d'en mettre un morceau au fond de la carafe.
L'excès de nitrate dans l'eau (et dans les aliments) est dangereux pour la santé (quand il est transformé en nitrite dans l'organisme). Le risque est particulièrement élevé dans les zones agricoles, en particulier dans les puits et les rivières. Il existe des techniques pour dénitrifier son eau, comme l'osmose inverse par exemple . La concentration maximale en France est de 50 mg/litre. Il existe en permanence une petite proportion de la population consommant de l'eau dépassant ce seuil. De nombreux puits de captage d'eau sont fermés régulièrement à cause de leur haute teneur en nitrates. En réalité il faudrait éviter de dépasser les 10 mg/litre pour que les nitrates soient inoffensif (et éviter ainsi l'eutrophisation des milieux aquatiques). Il existe des packs de testeurs pour évaluer la teneur en nitrate de son eau, en cas de forte concentration il existe des système de carafes flitrantes relativement efficaces pour les nitrates mais chères à l'usage et d'une utilité très relative et en dessous des promesses en ce qui concerne le reste (à moins de filtrer l'eau d'une mare), sauf le chlore qui disparait effectivement...par évaporation.
Au rang des autres pollution agricoles on trouve bien entendu les pesticides, les antibiotiques, des hormones etc. Dans les zones urbaines on retrouve parfois des bactéries issues des matières fécales.
L'eau en bouteille n'est pas vraiment une solution car beaucoup sont soumises aux mêmes pollutions, à la présence de fluor ou de minéraux en excès (comme le sodium par exemple). Et souvent un Ph trop basique, alors qu'il devrait toujours être légèrement acide (entre 6 et 7, voire 5). A noter que l'eau de ville est au moins autant saturée en sels minéraux.
Pour supprimer les bactéries on utilise largement le chlore, supposé inoffensif. Mais il suffit de laisser de l'eau une douzaine d'heure dans une carafe pour qu'elle ne soit plus conforme aux règles sanitaires. Or consommer une telle eau n'a jamais rendu personne malade, et on peut même supposer qu'on fragilise notre système immunitaire qui n'est plus habitué à réagir à force de boire une eau toujours exempte de bactéries. Ce qui provoque de nombreuses tourista dans les pays ne disposant pas de normes aussi strictes. En tant que biocide et bactéricide, il est conseillé de laisser le chlore s'évaporer dans une carafe quelques heures. paradoxalement le chlore tue les bactéries mais rend l'eau plus basique (Ph>7) ce qui favorise la diffusion de virus; ce problème se retrouvera au niveau des caractèristiques sanguines (Rh²).
Il n'existe donc pratiquement aucune solution réellement acceptable, sauf peut être une, la récupération de l'eau de pluie. C'est un système un peu contraignant au premier abord (citerne en béton, circuit indépendant, filtre céramique) mais écologiquement intéressant, économique à long terme et bon pour la santé. Plus d'informations ici : http://www.eautarcie.com/ . Mais à long terme cette solution est certainement plus économique et moins contraignante que d'acheter de l'eau en bouteille (qui est loin d'être parfaite). A noter enfin que cette solution (préconisée dans certains pays comme l'Allemagne) sera déconseillée par les techniciens vendant de l'eau de ville. Comme c'est le cas pour tout système décentralisé en France.
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11:55 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : eau
26 avril 2006
Durs décomptes
Le succès des Hard Discount est aujourd'hui bien établit en France. Celà a commencé il y a quelques années en partant de l'idée qu'une partie du prix des aliments payait uniquement le marketing. Ainsi il suffisait de vendre le même produit sans marque et en vrac dans des supermarchés sans paillettes pour obtenir un meilleur tarif.
Les consommateurs ont rapidement adhéré à ce principe présentant plusieurs avantages : économies bien sûr mais également une forme de lutte romantique contre la société de consommation, la publicité tapageuse etc.
Mais sont-ce réellement les même produits ? Je pense que tous ceux qui ont eu l'occasion de consommer ces produits ont constaté qu'il existait une différence perceptible.
Pour en avoir le coeur net le nutritioniste JM Cohen a lancé une grande enquête sur les Hard Discount. Cette étude a confirmé ce que l'on savait déjà plus ou moins :
- Si les ingrédients des produits sont les même sur liste de la composition, ils sont en revanche de moins bonne qualité.
- l'ordre dans lequel ils apparaissent dans la liste diffère. Il faut savoir qu'ils sont présent par ordre décroissant d'importance. Ainsi on trouvera en tête de liste plus de sucres, de graisses ou au mieux d'eau.
- Plus un produit est préparé et complexe plus cette logique s'applique.
Ces constatations varient selon les produits et les enseignes mais c'est la tendance générale. Pour plus de détail je vous renvoi à leur ouvrage "savoir manger" (Prs.Cohen et Serog). Les fruits te légumes frais sont moins concernés et il n'est pas rare que la qualité ne soit guère meilleure dans les grandes surfaces de marque. Je ne sais dailleurs pas s'il existe de réelles différences de prix sur ces produits. Les produits de base, peu transformés, comme les oeufs, le riz, sel, sucre, sardines en boite etc. restent intéressants.
Au bout du (dé)compte nous avons réussit à mettre en place tout un circuit de distribution d'alimentation bas de gamme pour "pauvres" (même si les autres ne s'en privent pas). A long terme ces produits comportent des risques pour la santé du fait de leur proportion en sucres, graisses et autres ingrédients de piètre qualité. L'avantage d'une marque c'est qu'elle a au moins le soucis de sa réputation et de fidéliser sa clientèle. Encore une fois tout est une question de choix et de moyen, mais maintenant vous êtes prévenus.
21:25 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : hard, discount
19 avril 2006
Mac malades ?
Il est de notoriété publique que les restaurants Mac Donald's représentent le mal absolu, l'impérialisme américain et un fléau au moins aussi important que la cigarette ou notre bon vieux pinar. Ceci ne semble pas empêcher des milliers de français de s'y ruer tous les jours. Il va donc bien falloir faire avec. Mais avec quoi exactement ? Que se cache t'il derrière la chaine de restauration aux deux frites molles ?
1) Le goût :
Comme on dit "le goût et les couleurs ça ne se discute pas". Pourtant la gastronomie française ne manquant pas de ressources et de diversité pourquoi persister à manger ce que chacun s'accorde à estimer comme mauvais ? Parceque justement, on peut trouver ça bon (en tout cas j'en connais qui aiment ça), même si on aura honte de l'avouer. La recette est simple : du gras, du sel, du sucre à haute dose et nos sens sont saturés de saveurs fortes, au détriment bien sûr de toute subtilité culinaire. Les enfants en particulier, dont le palais n'est pas encore habitué à la nuance, y seront très sensibles. A côté de ces saveurs tout le reste parait fade. Il n'est donc pas étonnant que les fast food provoquent même des phénomènes d'accoutumance. D'où l'intérêt de cibler une clientèle dès le plus jeune âge.
2) L'hygiène :
S'il y a bien une chose que l'on ne peut pas reprocher à toutes les chaines de fast food et de restauration rapide c'est, en général, l'hygiène. Ces groupes auraient beaucoup trop à perdre en terme d'image avec des affaires d'intoxication alimentaire. Ce qui n'est pas consommé rapidement est jetté, mais de toute façon les produits restent rarement longtemps en stock. La chaine du froid est respectée, la cuisine est souvent bien en vue des clients et propre. A ce niveau là on coure beaucoup moins de risques que dans une barraque à frite ou qu'avec le sandwich fait au coin d'un bar.
3) Diététique :
A écouter tout ce qui se dit sur les fast food il suffirait d'en franchir la porte pour prendre 2 kilos instantanément. Pourtant dans un hamburger de base on a jamais que du pain, une poignée de légumes, un steack et de la sauce. Rien de bien méchant à priori, en tout cas pas plus qu'un jambon beurre. Le problème vient surtout de tout ce qui va avec, en général proposés dans un menu. Les sodas sucrés, les desserts sucrés et les frites. Il est certain que quoi qu'on fasse la consommation de ces types de produits favoriseront l'obésité. Mais objectivement ni plus ni moins que si l'on faisait les frites chez soit ou que si l'on achetait les sodas au supermarché. Le choix qui s'effectue dans nos achats quotidien est donc le même que celui fait dans les restaurants.
A la nuance près qu'il n'y a guère d'alternative en fin de compte. Il y a bien des salades mais elles sont sans saveur à force d'être "propres" et congelées, et les sauces d'accompagnement appliquent le même principe du sucré/salé/gras. Difficile aussi de ne pas avoir soif avec ce steack surchargé en sel pour qu'il conserve un peu de son eau (et donc de son volume) lors de la cuisson. Mais il y a toujours le choix de prendre de l'eau en bouteille.
Il y a aussi les "chicken trucs", bien frits dans la graisse, accompagnés d'une sauce salé/sucrée. Mais concernant la viande la encore ce n'est pas pire que ce que l'on trouve en supermarché, on est en général dans la gamme moyenne/basse.
Le pain est sans intérêt nutritif, il n'apporte aucune vitamine et sa digestion n'apportera que peu de nutriments intéressants.
En conclusion si rien n'est vraiment dramatique, à fortiori sur des consommations très ponctuelles il n'en ressort toutefois aucun intérêt ni gustatif ni diététique. Si l'on veut un repas sain dans un fast food il faudrait prendre une salade sans sauce et une bouteille d'eau... L'intérêt se situe au niveau de la rapidité (avec les problèmes que celà entraine au niveau de la digestion) et des standards d'hygiènes que l'on est à peu près sûr de retrouver au niveau international. Le reste est une question de choix, le choix de boire des sodas plutot que de l'eau, par exemple, s'applique aussi bien dans ces chaines de restauration qu'à l'extérieur. Il est en revanche tout à fait évident que ce type de consommation à fréquence régulière et en prenant toujours les menus proposés entrainera des problèmes de santé multiples et graves sur le long terme, voire le court terme (je vous suggère de voir l'excellent film "Super size me" à ce propos).
23:55 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : mac, donald, fast, food, supersize
23 mars 2006
OGM pas ça !
Le débat sur les OGM est extrèmement vaste et complexe. Mais on distingue deux types d'arguments majeurs :
- les pro-OGM qui s'inscrivent dans la logique de l'évolution technologique de l'agriculture qui permet de meilleurs rendements, des aliments enrichis en vitamines (comme une variété de riz aux vitamines A, par exemple), de meilleures résistances aux maladies et aux parasites, d'applications médicales et tout un champs (sic) d'applications scientifiques à peine encore imaginées. Parallèlement à ce discour positif il y a l'argument de dire que de toute façon cette évolution est inéluctable et que tout frein à son développement ne donnera que plus de pouvoir et d'avance aux pays développant librement les OGM.
- les anti-OGM mettent en garde sur le fait que la résistance au antibiotiques et aux herbicides encouragera l'utilisation massives de ceux-ci dans l'agriculture au détriment des plantes et des animaux sauvages environnants (du moins ce qu'il en reste...), la possibilité aux laboratoires de se trouver propriétaires de codes génétiques et d'imposer leur diktat sur les producteurs (des procès pour vol en cas de contamination accidentelle par exemple). La contamination des autres plantes pose aussi un problème quasi insoluble pour ceux qui ne désirent pas cultiver des OGM et conserver un label Bio.
Quant aux effets sur la santé ils sont méconnus, mais bien qu'à priori inoffensifs (les gènes ne passent pas la barrière du système digestif) c'est sans doute ce qui fait le plus peur à la population, qui rejette massivement les OGM (à 78% en France). On peut quand même imaginer qu'un jour ils seront bénéfiques lorsqu'ils enrichiront les aliments en vitamines par exemple, mais c'est rarement la voie qui est choisit.
Et le fond du problème est bien là : il y a OGM et OGM. Or pour faire plaisir à l'opinion publique la France les a complètement interdits jusque là, occultant tout débat sous le principe de précaution. Seulement l'OMC et l'UE ont fait pression contre ce protectionnisme et le retard prit au niveau de la recherche risque de ne jamais être rattrapé, ce qui pour une nation agricole comme la France serait catastrophique.
La loi des 0.9% a donc été créée pour permettre d'indemniser les agriculteurs "contaminés" au delà de 0.9% d'OGM. Mais le débat n'a toujours pas avancé concernant ce qui pouvait être considéré comme bénéfique ou non. Est-ce qu'un champs bio contaminé sous les 0.9% reste bio ?
Mais une chose est certaine, toutes les mesures pour empêcher la contaminations seront inefficaces à long terme, affirmer le contraire est du domaine de la propagande. Il convient donc d'être extrèmement vigilant ne serait-ce que sur le plan juridique afin que ce soit au "propriétaire" des plantes contaminantes à verser des indemnités et non l'inverse.
Du côté des militants écologistes tous les OGM sont rejettés en bloc sans distinction. Du côté gouvernemental est mis en place un "conseil des biotechnologies" chargé d'accréditer pour 10 ans la culture de nouveaux plants d'OGM. Ce conseil regroupe aussi bien des scientifiques que des militants écologistes mais le comité scientifique dispose d'informations qu'il ne communique pas au comité civil consulté, lui, de façon facultative. Nul doute que ce comité scientifique opaque sera composé d'experts travaillant dans les industries agro-alimentaires et pharmaceutiques comme c'est presque toujours le cas. Au final les rapports de cette commissions seront difficilement consultables par le public. Or cet organisme de contrôle est le point clé pour un usage démocratique et écologique des OGM.
Il n'y a donc pas de jugement lapidaire et définitif sur les OGM qui renferment autant d'espoirs que de dangers non négligeables. Il est, je pense, illusoire à terme de pouvoir consommer des aliments à 0% d'OGM et le consommateur a peu de pouvoir. Tout reposera sur une grande vigilance au niveau politique et citoyenne des organismes de contrôle, et faire pression, éventuellement pour retirer un produit qui s'avèrerait nocif pour la santé ET pour l'environnement. C'est pourquoi je recommande, à titre personnel, de s'engager fortemment dans des mouvements ou associations écologistes qui pourront faire contre-pouvoir au lobbies industriels.
18:10 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : ogm
21 décembre 2005
L'Arôme en toc
Saviez vous que dans un yaourt saveur vanille ou goût fraise il n'y a pas une seule mollécule de vanille ou de fraise ?
Pourtant leur prix est en général plus cher que leur équivalent nature. Alors arnaque ou mensonge ? Disons simple "subtilité marketing" destinée à berner les consommateurs ne connaissant pas les différentes appellations, c'est à dire à peu près tout le monde.
Pour savoir si un produit contient réellement ce qu'il affiche ou prétend être il suffit de regarder la liste des ingrédients. Mais même là rien n'est gagné. Les arômes alimentaires ne sont actuellement soumis à aucune réglementation d'agrémentation, leur composition reste bien souvent à la discrétion du chimiste qui l'a créé. Aucune évaluation de toxicité n'est prévue avant 2007 au niveau européen...
Le principal risque reste toutefois surtout allergène, en particulier chez les enfants qui sont soumis à de fortes doses dans les bonbons ou les produits lactés.
Mais outre le risque sanitaire on peut se demander quelle est la pertinence de l'utilisation de ces arômes. La plupart du temps ils sont destinés à masquer des aliments pauvres nutritivement, semi-chimiques et limites nocifs. L'instinct sait reconnaitre ce qui est bon pour l'organisme par l'intermédiaire du gout ou des bonnes odeurs, or ce sens est trompé par des produits artificiels (ou non dailleurs) masquant un autre produit artificiel (comme des gélatines à base de graisse animales). Avec ces techniques il est possible de vendre des quantités industrielles de sucre au gout de fruit, de chocolat ou de n'importe quoi d'autre, sans y trouver autre chose que du saccharose pur ou de l'huile.
Le comble, pour compenser la carence en vitamines que ce genre d'alimentation implique les industriels iront parfois en rajouter artificiellement (et à l'efficacité douteuse) dans leur produit pour faire "produit santé". Si l'on y ajoute l'emballage en plastique celà fait beaucoup de procédés industriels, beaucoup de dangerosité pour la santé, beaucoup de pollution alors qu'une simple pomme ferait l'affaire pour moins cher.
Pour y voir plus clair :
Produit à (+ nom du produit) : contient de ce produit.
Produit saveur/gout (+nom) : ne comporte que l'arôme.
Arôme naturel (+nom du produit), ou arôme naturel de (+nom) : l'arôme provient exclusivement du produit en question
Arôme naturel (sans qualificatif) : l'arôme est issu d'une molécule équivalente mais provenant d'un autre produit; Exemple l'arôme de fraise peut être extrait de la fermentation de copeaux de bois. C'est un arôme dit "biotechnologique"
Arôme de (+nom) : C'est soit un arôme biotechnologique, soit la molécule a été reproduite par un procédé chimique (dit "identique nature").
Arôme (sans qualificatif) : C'est un arôme artificiel sans équivalent à l'état naturel (l'ethylvanilline par exemple qui remplace très souvent la vanille). Il est entièrement synthétique donc.
(source: UFC Que choisir)
18:45 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : arômes
10 décembre 2005
Carnivoraces
Pour commencer je tiens à préciser que je ne suis pas un militant végétarien. Mais je tenais à faire le point sur la consommation de viande dans notre société. Pour une fois l'industrie agro-alimentaire n'est pas la seule responsable, notre culture occidentale incite depuis des siècles à la consommation de viande.
Pour autant au Moyen-âge la viande était rare et chère, seule l'élite pouvait en consommer en grande quantité. De nos jours il n'est pas rare que la majorité des gens mangent au moins une fois par jour de la viande, gardant à l'esprit l'image d'un aliment luxueu ou encore l'orgueil de se positionner en haut de la pyramide des espèces, au rang des grands prédateurs carnivores (mais il faudrait sans doute là remonter à nos origines simiesques pour y trouver l'explication). Précisons enfin que Platon,Pythagore, Bouddha, Léonard de Vinci, Nietzche,Rousseau, Zola et Einstein pronaient un régime végétarien. On est loin du club de hippies et on peut se demander dans quelle mesure de tels régimes sont bénéfiques à l'intelligence.
Si par le passé tuer un animal revêtait un côté sacré, aujourd'hui on abbat les animaux gavés de produits chimiques(voir les autres pages de ce site) à la chaine. La peur lors de l'abbatage entraine la production de toxines. L'image du fier chasseur ramenant sa proie à la tribu en a pris un coup !
Lorsque les pemiers mouvements végétariens apparurent on entendit des arguments venus d'on ne sait ou prétendant que nous risquerions de manquer de protéines ou de vitamines.Or le problème de notre société vient surtout d'un excès de protéines (17% dans le blé par exemple) et de graisses animales !Pour ce qui est des minéraux et des vitamines on trouve tout le nécessaire dans les légumes, les fruits ou les oeufs. La viande provoque de l'acidité qui décalcifie les os.
Certes la viande est une nourriture très riche et savoureuse mais son gout provient principalement de la cuisson et de sa graisse, et la cuisson dévoit notre sens naturel du gout (en instinctothérapie si un aliment cru n'est pas bon c'est que nos sens nous alertent sur sa nocivité)et modifie la structure moléculaire. Par ailleurs notre intestin n'est pas celui d'un carnivore, qui est beaucoup plus court. Ainsi nous assimilons très rapidement les nutriments présents dans la viande puis celle-ci stagne dans l'intestin, pourrie, s'oxyde et dégage des toxines. C'est ce qui explique la plupart des cancers du colon (en particulier la charcuterie), mais aussi la fatigue générale du système digestif (le foie par exemple). Digérer la viande pompe beaucoup d'énergie en contrepartie de graisses disponibles dans le sang et les muscles (et qui ont la facheuse tendance à y rester).
Aujourd'hui tout le monde s'accorde pour dire que la surconsommation de viande provoque des maladies cardio-vasculaire, de l'obésité, par l'augmentation du (mauvais) cholestérol. Dans l'avenir elle risquerait de faire diminuer l'espérance de vie (surtout si on y ajoute du sel, du sucre etc.).
Si la consommation de viande se justifiait en hiver lorsque les ressources végétales étaient rare, ou pour un apport rapide de calories lors d'efforts violents (courrir toute la journée pour chasser par exemple), notre mode de vie moderne ne le justifie absolument plus.
Celà n'empêche pas l'UE et les EU de subventionner massivement la production de viande, en grande partie pour l'exportation. Ces exportations à bas prix incitent les pays pauvres à consommer plus de viande, avec comme conséquence une diminution de la production locale de légumes ou de fruits. En revanche ces pays produiront massivement des céréales pour bétail (comme le soja) à destination des pays riches. Pour celà ils brûleront les forêts, avec comme conséquence l'érosion des sols et à terme la désertification. L'élévage du bétail en Afrique est la cause principale de la progression du Sahel. Quand un occidental mange de la viande, un africain meurt de faim. C'est légèrement caricatural mais beaucoup moins mensongé que lorsqu'on dit à un enfant: "mange ta viande, penses à tous les petits africains qui n'ont pas ta chance et qui meurent de faim", cruelle ironie.
Car pour 100 grammes de hamburger on détruit 5m² de forêt tropicale. 50% de la foret équatoriale a disparut depuis 1950, principalement pour la productionde viande. Pour un kilo de viande de boeuf on pourrait produire 16 kilos de céréales, 80 kilos de pommes. Pour ce même kilo de viande il faudra entre 2500 et 6000 litres d'eau (60l pour le blé). Aux Etats-Unis le bétail consomme 70% de la production de céréales et il faut encore en importer ! 50% environ de la production agricole mondiale est destinée à l'alimentation du bétail.
Les excréments et l'urine de tout ce bétail est rejetté sur les champs, ou directement dans les cours d'eau. Ainsi les nappes d'eau douces sont polluées en Nitrate et en Phosphates, et en bout de chaine l'océan lui même est asphyxié. Les pets et les rots produisent quant à eux du méthane, le gaz le plus significatif dans l'effet de serre: 19% des gazs à effet de serre mais il se dégrade en 50 ans. Je ne revient pas sur la déforestation et la désertification.
Je dirais en conclusion qu'il n'est pas nécessaire de se priver totallement de viande (mais pourquoi pas ?), personnellement je me restreint à une ou deux fois par semaine, parfois pas du tout. Ainsi, sans se priver du plaisir d'un beefsteack ou du fois gras à noël vous ferez du bien à votre santé, à votre portefeuille et à l'environnement. La consommation de viande est responsale de suffisemment de maux dans le monde pour que l'on puisse s'en passer sans invoquer la compassion envers nos amis les bêtes ou les épizooties type "vache-folle".
"Rien ne sera plus bénéfique pour la santé et n'augmentera plus les chances de survie sur terre, que l'évolution vers un régime végétarien" Albert Einstein.
21:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
24 novembre 2005
Le point sur les hormones
La polémique autour des hormones de croissance est l'enjeu d'un conflit commercial au niveau international.
Les Etats-Unis, ainsi que de nombreux pays du continent américain et du Commonwealth font usage d'hormones de croissance dans la production de viande. Ces hormones sont encadrées dans une règlementation précise. Proches de celles sécrétées à l'état naturel elles ne présentent à priori aucun risque pour la santé humaine. L'avantage de ces hormones étant de diviser par deux en moyenne la durée de la croissance. Diminuant d'autant la quantitié de nourriture nécessaire. La viande ainsi produite est nettement plus maigre (moins grasse) et convient mieux à l'attente des consommateurs. Elle est surtout moins chère à produire.
En Europe, par le passé, en l'absence de règlementation on pouvait trouver toutes sortes d'hormones, dont certaines clairement nocives et affectant les humains. Les hormones de croissances furent donc totallement interdites. Ce qui n'empêcha pas la surproduction de viande (ce qui ferait douter en soit, et dans l'absolu, de l'intérêt d'accélérer la production par des hormones). Cette interdiction de la viande aux hormones permis donc de protéger les marché européen de la viande d'importation (et d'exporter à coups de subventions).
L'affaire est donc portée depuis quelques années devant l'OMC et il est possible que la règlementation européenne change un jour avec l'obligation d'accepter les importations ( mais en précisant l'origine).
D'un autre côté l'interdiction totale de l'utilisation des hormones et la chute de la consommation de viande bovine après la crise de la vache folle pousse certains agriculteurs européens à utiliser frauduleusement des hormones de contrebande, pour le coup particulièrement dangereuses.
Sur le plan scientifique les études ne montrent pas de risques concernant les hormones légales aux EU. Mais l'histoire a démontré que la nocivité de certaines hormones ne furent découvertes que bien des années plus tard.
Sur le plan politique on ne peut qu'encourager à plus de contrôles sanitaires sur le respect de la règlementation quelle qu'elle soit. Il y a de réelles inquiétudes au sein de la population européenne concernant les hormones. Ce ne sont peut être pas les plus justifiées. Il serait parfois bon de se demander pourquoi étrangement, l'opinion s'inquiète sur des points qui arrangent les producteurs (marché protégé) et moins sur des pratiques légales nettement plus toxiques (largement développées dans les autres pages de ce blog).
23:10 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : hormones
10 novembre 2005
Les antibiotiques c'est pas automatique. Sauf que...
L'arrivée des antibiotiques dans la médecine humaine et vétérinaire, et même des plantes a considèrablement amélioré les conditions sanitaires. Leur facilité d'utilisation et leurs bénéfices sur le plan économique ont conduit à généraliser leur usage, en particulier dans les élevages intensifs ou la promiscuité et le stress favorise les infections.
De plus, les antibiotiques sont utilisés comme facteurs de croissance. Administrés quotidiennement à faible dose, sous forme d'additifs alimentaires, ils entraînent -en modifiant la flore intestinale et la digestibilité des aliments- une croissance accélérée et une consommation moindre d'aliments. Ils permettent donc d'améliorer la productivité.Depuis le 1er juillet 1999, l'utilisation comme facteur de croissance de 4 antibiotiques sur les 8 encore autorisés dans l'Union européenne est -provisoirement- interdite . A noter que l'utilisation d'antibiotique n'est pas un gage de qualité, bien au contraire.D'ailleurs, dans le cadre des productions labellisées et biologiques, leur emploi est strictement limité (but thérapeutique) ou interdit (comme facteurs de croissance).
En 1997, la quantité d'antibiotiques utilisée dans l'Union européenne s'est élevée à 10.493 tonnes, réparties entre la médecine humaine (52% ), la médecine vétérinaire (33%) et la production animale - facteurs de croissance - (15%) .
Cette utilisation massive a progressivement établit une sélection de germes résistants aux antibiotiques. Puis les germes résistants acquièrent d'autres résistances. Ce sont les résistances croisés ou germes multirésistants. Il n'existe pas de cas connu ou un germe ne finisse par devenir résistant. Autant dire que l'industrie pharmaceutique a de quoi s'inquiéter (et nous encore plus).
L' utilisation abusive des antibiotiques entraîne des effets dévastateurs sur la flore bactérienne, dans la mesure où il ne s’exerce aucune différence entre les bactéries pathogènes et les bonnes bactéries.Pour la santé humaine, le risque peut être de deux ordres : risques posés par les résidus dans la viande de consommation et risques dus à la contamination de l'homme par des bactéries zoonotiques (animales) résistantes à des antibiotiques utilisés chez l'homme. En Europe il existe une règlementation concernant la présence de ces résidus (chloramphénicol et nitro-imidazoles). Précisons que toutes ces règlementations européennes ne concernent pas les aliments d'importation.
Depuis plusieurs décennies déjà, parce qu'ils présentent certains avantages sur les moyens de lutte conventionnels que constituent les pesticides chimiques, les antibiotiques (la streptomycine en particulier) sont utilisés pour la protection des cultures (vaporisés sur les arbres fruitiers en particulier).On retrouvera tous ces antibiotiques et ces résidus également sur les plantes, dans l'eau, le lait, les fruits, chez les animaux sauvages et même dans des produits comme le miel.
Depuis quelques années, on voit apparaître sur le marché des plantes génétiquement modifiées, fruits des techniques du génie génétique. Nombre de ces plantes comportent, inséré dans leur génome, un gène de résistance aux antibiotiques . Ce gène, appelé marqueur, permet de suivre le bon déroulement de l'opération de transgénèse . Les gènes de résistance aux antibiotiques peuvent migrer des plantes aux bactéries du tube digestif des animaux ou de l'Homme, ou des plantes aux bactéries du sol.
La plupart des entreprises de biotechnologie prétendent ne plus avoir recours aux gènes de résistance aux antibiotiques pour la mise au point des plantes de deuxième génération. Il reste qu'aujourd'hui, au moins la moitié des plantes transgéniques cultivées, expérimentées ou en voie d'autorisation, en France et dans le monde, contiennent encore ces gènes de résistance. Étant donné les risques qu'entraînerait leur culture à grande échelle, il est urgent de retirer au plus vite ces plantes du marché.
A tous les niveaux l'environnement (et donc les humains) semble contaminé par les antibiotiques. Celà fragilise les systèmes immunitaires et surtout favorise l'apparition d'épidémies que plus aucun médicament ne pourra traiter. Si les pays de l'UE semblent avoir pris conscience du problème, les mesures prises semblent bien timides. Il s'agit également, comme d'habitude, de toucher à un énorme pactole du lobby pharmaceutique et agro-alimentaire. Car il n'existe pas beaucoup d'alternative en dehors de l'abandon des ces substances et de l'élevage intensif.
Si les campagnes de communication en faveur de la modération de l'utilisation des antibiotiques par les malades visaient autre chose que la réduction du déficit de la sécu, alors elles devraient également promouvoir la consommation de produits bio et de viandes de bétail élevés en plein air.
20:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : antibiotiques
24 septembre 2005
Intox généralisée
Les pesticides ont permis d’améliorer la productivité agricole et d’éviter les famines qui ravageaient encore l’Europe au début du XXe siècle. Ils sont nombreux, environ 8 000 produits différents et n’ont pas tous le même degré de toxicité. Depuis les années 70 de nombreux pesticides retirés du marché, ont été remplacés par des produits qui en se dégradant rapidement ne s’accumulent pas dans les sols. Pourtant, ils peuvent parfois arriver dans votre assiette ou dans votre verre !
En ce qui concerne les fruits et légumes, les producteurs doivent théoriquement respecter un délai entre le dernier épandage et la récolte. Cela permet de laisser les résidus disparaître. Pourtant, selon une étude de la direction de la santé européenne la moitié des fruits et légumes consommées en France en 1999 contenaient des résidus de pesticides.Les pesticides sont des produits dangereux qui si on les avale tels quels provoquent des intoxications violentes pouvant aller jusqu’à la mort. Or les risques ne sont pas uniquement dans l’assiette : plus on est exposé directement à ces produits (par leur manipulation, leur pulvérisation), plus leurs effets à long terme sur la santé risquent d’être importants.
Les céréales sont, elles aussi, susceptibles de contenir des pesticides, mais le risque est théoriquement moindre. En effet, les plantes sont souvent traitées au moment des semis ou de la pousse, avant le développement du grain et plutôt sur les tiges ou les feuilles.
Les produits animaux peuvent être contaminés par les pesticides, s’ils mangent des produits contenant des résidus. Il y a même un effet de concentration : en ingurgitant une grande quantité de plantes ou de céréales, le bétail, les volailles ou les poissons vont concentrer les résidus, devenant ainsi plus toxiques que le végétal de départ. En général, les pesticides vont se retrouver dans les graisses animales. Mais on va les retrouver aussi dans le foie ou les reins. De plus, ils peuvent s’accumuler dans le lait. Ceci est dailleurs valable pour le lait maternel. Mais ils peuvent aussi entrainer des retards dans la croissance du foetus, des malformations (des organes génitaux), baisse de la virilité chez les garçons, puberté précoce chez les filles.
L’un des principaux reproches fait aux pesticides, sont les perturbations hormonales qu’ils entraîneraient. En effet, certains produits employés, les organochlorés par exemple, sont proche des hormones humaines. Ils seraient ainsi responsables de dérèglements des systèmes immunitaires (asthme), nerveux (évanouissements, spasmes et peut être la maladie de Parkinson) et reproducteurs (baisse du nombre des spermatozoides).
Un des derniers bilans de l'Institut français de l'environnement révélait que 94 % des analyses effectuées dans les rivières et les fleuves montraient des traces de contamination incompatibles avec une consommation d'eau potable sans traitement des pesticides. L’agriculture intensive - irrigation, utilisation de pesticides, d’engrais (les fameux nitrates)- contribue à la contamination des eaux. Et comme nos cours d’eaux sont déjà chargées en pollution industrielle et urbaine, le résultat n’est pas fameux ! D’autant que les traitements que subit l’eau pour redevenir potable ont un coût et ne sont pas anodins. Depuis 1998, un décret européen fixe -tout comme il y a une limite maximale à ne pas dépasser pour les pesticides et les nitrates - un seuil pour les sous-produits de la désinfection. Au-delà de ce seuil l’eau n’est pas potable !
Les organochlorés agissent chez les insectes en inhibant une enzyme importante pour le système nerveux. Ils sont donc soupçonnés d’avoir des effets potentiels également chez l’homme, notamment sur le système nerveux central. Au niveau environnemental on constate la disparition de millions d'insectes, perturbant les différents cycles écologiques, comme le recyclage des déchets, les colonies d'abeilles (menacées de disparition !), la pollenisation, la nutrition des oiseaux etc.
Certains herbicides (de la famille des phénoxy) sont soupçonnés d’être liés à l’apparition de cancers. Les organochlorés sont également mis en cause. C’est à nouveau leur ressemblance avec certaines hormones qui pourrait leur faire jouer un rôle dans les cancers du sein, de la prostate ou du testicule.
La France est en bonne place au niveau mondial dans l'utilisation des pesticides. Il n'existe que deux alternatives : soit enrichir l'industrie pétro-chimique, soit acheter Bio.
23:55 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
27 août 2005
Exit Light
Les produits allégés, merveilles de l'industrie agro-alimentaire et chimique, permettent de rasasier notre voracité et de vider nos porte-monnaies.
Les principaux produits allégés sont :
Les produits de base allégés en matières grasses comme le lait, les laitages, les matières grasses ou les fromages, Les produits édulcorés dans lesquels le sucre est remplacé par des édulcorants : confitures, compotes, crèmes desserts, yaourts, bonbons ou chewing-gums, Les produits transformés comme les chips, les biscuits ou les charcuteries, Les plats cuisinés, Les boissons dites "sans alcool".
Les produits avec l'appellation "léger" , "basse calories" etc ne sont pas soumis à la réglementation des produits "allégés"
Les polyols (sorbitol, mannitol, xylitol, isomalt) sont employés pour remplacer le sucre, ce sont les édulcorants dits "de charge". Ils ne sont presque pas assimilés par le colon et fermentent. Ils peuvent donc provoquer ballonements ou diarrhés. A consommer avec modération donc (en revanche, pas de risque de caries dentaire).
Les édulcorants "intenses" donnent le goût sucré. Ce sont l'aspartame, la saccharine, l’acésulfame de potassium .
Certaines préoccupations ont été exprimées au sujet de l'aspartame et de ses produits de dégradation (acide aspartique, méthanol,phénylalanine) .Elles portent sur les relations avec l'épilepsie, des tumeurs au cerveau et des effets sur le système nerveux. Rien n'est encore démontré à ce sujet, en particulier à dose raisonnable.
Une autre inquiétude concerne les effets possibles des produits de dégradation de l'aspartame (comme le méthanol, au delà de 30°C) sur certains types de personnes, comme les nourrissons, les enfants, les adolescents et les adultes en bonne santé, les personnes souffrant d'obésité, les diabètiques, les femmes qui allaitent et les personnes souffrant de phénylcétonurie . Il faut donc en consommer avec une extrème modération. Ce qui pose la question de son intérêt, autant consommer des produits non-light en plus petite quantité, on y gagne en goût et en santé.
Le fructose : c'est le sucre extrait des fruits. Il est extrait du maïs au niveau industriel et il est de plus en plus utilisé pour remplacer le sucrose habituel. A l'état naturel il est assimilé sans problème mais des études semblent démontrer qu'il favoriserait le stockage des graisses et donc l'obésité (par une non-réponse de l'insuline). En revanche il est bénéfique pour les diabétiques. En clair, il apporte moins de sucre dans le sang mais fait plus grossir.
Consommer des faux sucres entretien la dépendance au goût sucré.
Les graisses ont la faculté de "transporter" les agents du goût. C'est pourquoi les produits allégés en graisse sont souvent insipides.
Chocolat light : le sucre est remplacé par des graisses et des polyols.
"Faible matière grasse" signifie parfois plus de sucre.
Produits laitiers : la quantité de graisse dépend de la "matière sèche". Donc plus on rajoute de l'eau moins le produit sera gras. En revanche moins de graisse ne signifie pas forcemment beaucoup moins de calories.
Autres techniques : le rajout d'air dans certains produits pour les rendre light. L'air n'ayant pas la réputation de couper la faim on en consommera obligatoirement plus.
La meilleur solution pour maigrir restera toujours de consommer des produits sains, naturels et des produits avec peu de calories (comme les légumes ). Il faut avant tout se désintoxiquer du gras et du sucré (et du salé), or les produits lights entretiennent cette dépendance.
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