07 octobre 2006
Eaumerta
L'eau potable est un sujet très méconnu du grand public et j'ai eu beaucoup de difficulté à recueillir des informations véritablement scientifiques. Jusqu'à ce que je trouve ce site : http://www.eautarcie.com/ qui m'apporta les informations manquantes.
Le premier mensonge concernant l'eau concerne la vente d'eau en bouteille. Pourquoi acheter de l'eau en bouteille si l'eau de ville est réputée parfaitement potable et même l'une des plus "pure" du monde à en croire les sociétés distributrices d'eau. Acheter de l'eau en bouteille revient principalement à payer le plastique de la bouteille, l'usine d'embouteillage, l'étiquette, le marketing, la publicité, le transport et, bien sûr, les taxes. Le contenu, lui, ne coûte quasiment rien et provient même parfois directement de l'eau du robinet (dans les villes de montagne par exemple). Alors quels sont les arguments défendus ? l'absence de chlore, de nitrates, la présence de minéraux divers.
En ce qui concerne les minéraux il est bon de préciser qu'une eau trop minéralisée fatigue les reins, et pour être assimilés il faut qu'ils soient liés à un élément organique, dans la nourriture donc. Sinon il suffirait de lécher du fer ou d'en mettre un morceau au fond de la carafe.
L'excès de nitrate dans l'eau (et dans les aliments) est dangereux pour la santé (quand il est transformé en nitrite dans l'organisme). Le risque est particulièrement élevé dans les zones agricoles, en particulier dans les puits et les rivières. Il existe des techniques pour dénitrifier son eau, comme l'osmose inverse par exemple . La concentration maximale en France est de 50 mg/litre. Il existe en permanence une petite proportion de la population consommant de l'eau dépassant ce seuil. De nombreux puits de captage d'eau sont fermés régulièrement à cause de leur haute teneur en nitrates. En réalité il faudrait éviter de dépasser les 10 mg/litre pour que les nitrates soient inoffensif (et éviter ainsi l'eutrophisation des milieux aquatiques). Il existe des packs de testeurs pour évaluer la teneur en nitrate de son eau, en cas de forte concentration il existe des système de carafes flitrantes relativement efficaces pour les nitrates mais chères à l'usage et d'une utilité très relative et en dessous des promesses en ce qui concerne le reste (à moins de filtrer l'eau d'une mare), sauf le chlore qui disparait effectivement...par évaporation.
Au rang des autres pollution agricoles on trouve bien entendu les pesticides, les antibiotiques, des hormones etc. Dans les zones urbaines on retrouve parfois des bactéries issues des matières fécales.
L'eau en bouteille n'est pas vraiment une solution car beaucoup sont soumises aux mêmes pollutions, à la présence de fluor ou de minéraux en excès (comme le sodium par exemple). Et souvent un Ph trop basique, alors qu'il devrait toujours être légèrement acide (entre 6 et 7, voire 5). A noter que l'eau de ville est au moins autant saturée en sels minéraux.
Pour supprimer les bactéries on utilise largement le chlore, supposé inoffensif. Mais il suffit de laisser de l'eau une douzaine d'heure dans une carafe pour qu'elle ne soit plus conforme aux règles sanitaires. Or consommer une telle eau n'a jamais rendu personne malade, et on peut même supposer qu'on fragilise notre système immunitaire qui n'est plus habitué à réagir à force de boire une eau toujours exempte de bactéries. Ce qui provoque de nombreuses tourista dans les pays ne disposant pas de normes aussi strictes. En tant que biocide et bactéricide, il est conseillé de laisser le chlore s'évaporer dans une carafe quelques heures. paradoxalement le chlore tue les bactéries mais rend l'eau plus basique (Ph>7) ce qui favorise la diffusion de virus; ce problème se retrouvera au niveau des caractèristiques sanguines (Rh²).
Il n'existe donc pratiquement aucune solution réellement acceptable, sauf peut être une, la récupération de l'eau de pluie. C'est un système un peu contraignant au premier abord (citerne en béton, circuit indépendant, filtre céramique) mais écologiquement intéressant, économique à long terme et bon pour la santé. Plus d'informations ici : http://www.eautarcie.com/ . Mais à long terme cette solution est certainement plus économique et moins contraignante que d'acheter de l'eau en bouteille (qui est loin d'être parfaite). A noter enfin que cette solution (préconisée dans certains pays comme l'Allemagne) sera déconseillée par les techniciens vendant de l'eau de ville. Comme c'est le cas pour tout système décentralisé en France.
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11:55 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : eau



Commentaires
Je ne pense pas que faire de la pub soit une excellente idée, ou alors mettre le nom ou le lien de plusieurs société proposant des solutions alternatives.
Je vais donc moi aussi faire de la pub pour le professionnel de ma région, (super sattisfaite d'ailleurs de leur produits)
Par exemple www.leseauxdumidi.fr.
Je suis contre l'osmose inverse, c'est loin d'être économique et donc loin de ma philosophie de vie, pour avoir 1 litres d'eau potable, il faut en produire 4 et donc en perdre 3.
Je ne bois pas l'eau du robinet, vu la couleur certain jour, j'ai peur de me transformer...
L'eau de pluie traitée et desinfectée aux UV cela fait 10 ans que je l'utilise, et je n'est pas de boutons purullant, pas de cancer en vu non plus
A suivre...
Écrit par : Moukile | 08 janvier 2007
Désolé si j'ai donné l'impression de faire de la pub. Ce n'est pas mon intention, d'autant plus que je ne suis pas payé :)
Le site cité n'a pas de vocation commerciale autant que je puisse en juger.
Mais si certains veulent recommander des entreprises dans leur commentaire je n'y vois aucun inconvénient.
Écrit par : Tovi | 08 janvier 2007
Vu que j'utilise régulièrement ce site pour m'informer, faire des recherches etc, je trouve normal de mettre une petite note d'encouragement et bien entendu de félicitation.
Je trouve le principe extremement riche et intéressant. Le partage du savoir que demander de mieux! Bon voilà que dire de plus, sinon de souhaiter que tout aille pour le mieux.
Écrit par : Tania | 17 janvier 2007
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