29 décembre 2007

Palme d'or

959cd29d86b2c7640d62310c00b468dd.gifUn nouveau fléau menace notre monde : l'huile de palme. Cauchemar écologique et sanitaire mais Eldorado financier pour de nombreux acteurs économiques.

L'Industrie agro-alimentaire tout dabord (mais également l'industrie cosmétique), pour qui l'huile de palme est une aubaine. Extraite à pression à chaud de la pulpe des fruits de la palme à huile, elle produit 22 kgs d'huile pour 100 kgs de fruits. Son rendement exceptionnel est de 7250 kg d'huile par hectare et par an. C'est donc une huile tellement rentable que l'on finit par en retrouver partout, bien souvent sous l'appellation "matière végétale" ou "huile végétale" : biscuits, glaces, nutella etc. , bref, dans la plupart des aliments transformés nécessitant de l'huile (presque tous donc). A titre indicatif, trouve en moyenne 60% d'huile de palme dans les chips, 50% dans les pâtes à tartiner, 35 % dans les soupes, 30% dans les biscottes, 40% dans les biscuits apéritifs etc. dans la plus parfaite opacité au niveau des étiquettes.

Un européen moyen consomme annuellement l'équivalent de 25 m² de plantation d'huile de palme. Utilisée aussi dans les cosmétiques, elle pourrait bientôt servir d'agro-carburant. Le constat est clair : notre société est devenue addict à l'huile de palme au moins autant qu'elle ne l'est au pétrole.

Pour faire face à l'explosion de la demande présente et future (qui sera phénomènale), il faut trouver des terres agricoles dans les régions tropicales et equatoriales. C'est à dire, actuellement, en Malaisie et en Indonésie principalement. C'est donc sur les forêts primaires que sont exploitées ces palmiers à huile, accentuant une déforestation massive et sans doute totale à terme. Des sociétés comme Wilmar ( dont les investissements proviennent de la BNP et de Calyon)  et d'autres qui fournissent Unilever, Nestlé et Cargill, brûlent les forêts primaires, exproprient les habitants de Borneo qui iront remplir les bidonvilles de Jakarta et d'ailleurs. L'ampleur des incendies de forêts est tel que l'Indonésie est le 3ème producteur mondial de CO2 après les Etats-Unis et la Chine !!

La biodiversité de ces régions est menacée de disparition et les immenses étendues de palmiers deviennent extremement sensibles aux parasites ce qui nécessite de déverser des quantités industrielles d'herbicides et de pesticides. Les sols se fragilisent et s'érodent lentement vers la desertification à long terme. Cyniquement, la plantation de ces palmiers à huile est comptabilisée dans les programmes de reforestation destinés à compenser les consommations de CO2 sur le fameux "marché des émissions carbone".
Et ce n'est qu'un début, quand il n'y aura plus de forêts à brûler, quand le prix du pétrole rendra extrèmement rentable les agro-carburants, ce seront les exploitations agricoles alimentaires de ces pays qui seront réquisitionnées, de force et dans l'illégalité. Inutile de se faire d'illusion de ce côté là, aucun pauvre n'en profitera jamais, celà ne résoudra aucun problème de faim dans le monde, celà y participera.

Les plus cyniques diront que ce n'est pas leur problème, mais l'huile de palme, pour très rentable qu'elle soit pour ceux qui l'exploitent, ne le sera pas pour les fonds de santé publique. Composée à 79% de graisses saturées, c'est à dire de "mauvais cholestérol", celui qui augmente les risques cardio-vasculaire. En réalité, cette "huile", ou plutôt graisse (solide), dans sa forme industrielle ne devrait même pas être utilisée dans l'alimentation. Seule excéption notable, l'huile de palme rouge, non raffinée, est relativement riche en vitamine A (béta-carotène). Mais de celle-ci, vous n'en verrez jamais la couleur dans vos assiettes.

15 juillet 2007

Beurrés

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L'UE avait commencé en 1964 à stocker les invendus pour venir en aide aux agriculteurs, selon un système largement utilisé dans la politique agricole commune (PAC). En 1986, le record de stockage de beurre fut atteint, avec 1,28 million de tonnes mises en réserve. Grâce à l'instauration de quotas laitiers, à partir de 1984, ces "montagnes de beurre" et "lacs de lait" avaient progressivement diminué. Comme les conditions de marché le permettent actuellement, l'Espagne va vendre ses dernières 5.593 tonnes de beurre en stock, la République tchèque ses 420 tonnes et la Finlande ses 78 tonnes (soit au total 6.091 tonnes), au prix minimum de 243,05 euros les 100 kg. La France demeure le premier producteur mondial de beurre (ce qui ne l'empêche pas d'en importer à hauteur de 26%).

Une "bonne" façon d'écouler tous ces stocks, outre de belles campagnes de propagande visant à nous faire croire à une carence généralisée en calcium, fut d'en adjoindre généreusement dans tous les biscuits, et tant pis pour l'expansion de l'obésité.

Aujourd'hui les stocks sont au plus bas et avec les effets combinés de la sécheresse sur les cours du blé, le prix du beurre va augmenter de 40%.
Comme d'autres marques, les biscuits LU se sont largement beurrés à bas prix. Or avec les hausses de prix sur le beurre on comprend un peu mieux pourquoi Danone vient de vendre Lu à Kraft (tout en bénéficiant des exonérations fiscales mises en place début 2007 sur ce type de transactions).
Déjà, des voix s'élèvent en Europe pour remettre en cause les quotas laitiers en 2015. Quotas qui ont pourtant permis de réaliser de substancielles économies à l'UE . Et Kraft dans tout ça ? Selon moi il peut soit faire du lobbying pour rétablir les quotas, soit remplacer le beurre par de l'huile de soja transgénique (ce qui suppose une éventuelle délocalisation, puis réimportation avec le label LU).

27 juin 2007

Quand l'Homme déconne

e7d9d3895af32486f8527b4f523082bc.jpgChlordecone : insecticide très toxique destiné aux patates et aux bananes. Breveté en 1952, sous le nom de kepone, il sera massivement utilisé contre le charançon.Il épuisait tellement les sols qu'il fallait les laisser reposer tous les 7 ans. En 1975 les américains démontrent sa haute toxicité pour les humains, ils l'interdiront en 1976. En France il faudra attendre 1990, mais on changera le nom en curlone pour éviter les ennuis...
Mais de 1990 à 1993 les ministres de l'agriculture (socialistes) Louis Mermaz et JP Soisson signent deux dérogations pour autoriser son utilisation dans les antilles afin d'écouler les stocks. On sait que ce produit a été utilisé illégalement par la suite.
En 1999, une étude officielle démontre la présence massive de chlordecone dans tous les échantillons d'eau prélevés autour de Basse-Terre. L'INRA avait déjà détecté la présence de chlordecone depuis 1977 (on connaissait alors sa dangerosité), classé sans suite.

Le chlordecone présente un inconvénient de taille, très stable il contamine les patates par les racines. Sa pulvérisation nécessite un travail manuel minitieux, ce qui signifie que tous les ouvriers agricoles manipulant ce produit furent contaminés.
En 1993 le ministère de l'environnement et l'UNESCO commande des études de contamination du Grand Carbet, une rivière qui traverse les bananeraies. Le premier rapport restera secret, le deuxième révèlera la présence massive de chlrodecone dans l'estuaire. En 1999, on découvre jusqu'à 100 fois la norme autorisée (qui est toute relative quand il s'agit de poison). Alors, enfin, l'administration réagit et fait fermer les captages d'eau les plus pollués, ou les mélange avec des eaux moins polluées pour faire baisser les taux artifficiellement.
Les sols sont contaminés pour des siècles, car le chlordécone ne se dégrade pas. Pourtant il existait des alternatives avec des produits dégradables.

Aux antilles on trouve bien d'autres produits toxiques. 75 % des tonnages importés sont inconnus et souvent interdits.
Le chlordécone, comme tous les organochlorés (style DDT), s'attaque au système nerveux humain. Les symptomes sont : tremblements, contractures musculaires, troubles de la vision et de la coordination, diminution du nombre de spermatozoïdes, nausées, arytmie.
Hasard ? Il y a deux fois plus de cancers de la prostate dans la zone Caraïbe qu'en Europe. Le centre national de la recherche sur le cancer a classé ce produit "probablement cancerogène"...en 1979. La Guadeloupe connait également une épidémie de maladie de Parkinson, des taux anormalement élevés de chlordécone ont été relevés sur leur dépouille. Un tiers des femmes enceinte est contaminé, deux tiers des ouvriers agricoles. Le taux de mortalité prénatale est anormalement plus élevé qu'en métropole.

En pratique, le chlordecone recouvre la plupart des sols agricoles et contamine les racines. Il est donc fortemment déconseillé de manger localement les carottes, pommes de terre, igname, tomates, melons, et mieux vaut boire l'eau à l'aide d'un récupèrateur d'eau de pluie.

10 mai 2007

On se paye notre fraise

medium_arton154-200x134.jpgTout ça pour quelques fraises

D'ici à la mi-juin, la France aura importé d'Espagne plus de 83.000 tonnes de fraises*. Enfin, si on peut appeler "fraises" ces gros trucs rouges, encore verts près de la queue, car cueillis avant d'être mûrs, et ressemblant à des tomates. Avec d'ailleurs à peu près le goût des (mauvaises) tomates... Si le seul problème posé par ces fruits était leur fadeur, après tout, seuls les consommateurs piégés pourraient se plaindre d'avoir acheté un produit qui se brade actuellement entre 2 et 3 €/kg sur les marchés et dans les grandes surfaces, après avoir parcouru 1.500 km en camion.
Soit environ 16.000 camions par an à faire un parcours valant son pesant de fraises en CO2 et autres gaz d'échappement (c’est aussi pour eux que certains veulent faire la Traversée Centrale des Pyrénées).
Car la quasi-totalité de ces fruits poussent dans le sud de l'Andalousie, sur les limites du parc national de Donana, près du delta du Guadalquivir, l'une des plus fabuleuses réserves d'oiseaux migrateurs et nicheurs d'Europe.

Il aura fallu qu'une équipe d'enquêteurs du WWF-France s'intéresse à la marée montante de cette fraise hors saison pour que soit révélée l'aberration écologique de cette production qui étouffe la fraise française (dont une partie, d'ailleurs, ne pousse pas dans de meilleures conditions écologiques). Ce qu'ont découvert les envoyés spéciaux du WWF, et que confirment les écologistes espagnols, illustre la mondialisation bon marché.

Cette agriculture couvre près de 6.000 hectares, dont une bonne centaine empiètent déjà en toute illégalité (tolérée) sur le parc national. Officiellement, 60 % de ces cultures seulement sont autorisées ; les autres sont des extensions « sauvages » sur lesquelles le pouvoir régional ferme les yeux en dépit des protestations des écologistes. Les fraisiers destinés à cette production, bien qu'il s'agisse d'une plante vivace productive plusieurs années, sont détruits chaque année.
Pour donner des fraises hors saison, les plants produits in vitro sont placés en plein été dans des frigos qui simulent l'hiver, pour avancer leur production. A l'automne, la terre sableuse est nettoyée et stérilisée, et la microfaune détruite avec du bromure de méthyl et de la chloropicrine. Le premier est un poison violent interdit par le protocole de Montréal sur les gaz attaquant la couche d'ozone, signé en 1987 (dernier délai en 2005) ; le second, composé de chlore et d'ammoniaque, est aussi un poison dangereux : il bloque les alvéoles pulmonaires.

Qui s'en soucie ?
La plupart des producteurs de fraises andalouses emploient une main-d'œuvre marocaine, des saisonniers ou des sans-papiers sous-payés et logés dans des conditions précaires, qui se réchauffent le soir en brûlant les résidus des serres en plastique recouvrant les fraisiers au coeur de l'hiver... Un écologiste de la région raconte l'explosion de maladies pulmonaires et d'affections de la peau.

Les plants poussent sur un plastique noir et reçoivent une irrigation qui transporte des engrais, des pesticides et des fongicides. Les cultures sont alimentées en eau par des forages dont la moitié ont été installés de façon illégale. Ce qui transforme en savane sèche une partie de cette région d'Andalousie, entraîne l'exode des oiseaux migrateurs et la disparition des derniers lynx pardel, petits carnivores dont il ne reste plus qu'une trentaine dans la région, leur seule nourriture, les lapins, étant en voie de disparition.
Comme la forêt, dont 2.000 hectares ont été rasés pour faire place aux fraisiers.

La saison est terminée au début du mois de juin. Les 5.000 tonnes de plastique sont soit emportées par le vent, soit enfouies n'importe où, soit brûlées sur place. Et les ouvriers agricoles sont priés de retourner chez eux ou de s'exiler ailleurs en Espagne.

La production et l'exportation de la fraise espagnole, l'essentiel étant vendu dès avant la fin de l'hiver et jusqu’en avril, représente ce qu'il y a de moins durable comme agriculture, et bouleverse ce qui demeure dans l'esprit du public comme notion de saison. Quand la région sera ravagée et la production trop onéreuse, elle sera transférée au Maroc, où les industriels espagnols de la fraise commencent à s'installer. Avant de venir de Chine, d'où sont déjà importées des pommes encore plus traitées que les pommes françaises...

*Vous n'en achetez pas ? Et que croyez-vous qu'il y ait dans les laitages "aux fraises", et autres sirops et gâteaux...?

Une petite vidéo pour finir : http://www.dailymotion.com/video/x1ds9p_alerte

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16 février 2007

Quelques chiffres

medium_cancer.jpgOn estime à 45% (certaines études montent à 60%) le nombre de cancers causés par l'alimentation. En 2000 il y a eu 278 000 nouveaux cas de cancer en France et 150 000 décès. Ce qui donne environ 67 500 morts de cancer par an liés à l'alimentation.

Sans parler des maladies cardio-vasculaires...

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23 janvier 2007

Histoire d'une tarte

medium_tarteceriseg.jpgHistoire chimique d'une tarte aux cerises d'un supermarché.

I Histoire de la pâte

La farine:

Les grains de blé ont été enrobés d'un fongicide avant semis. Pendant sa culture, le blé a reçu de deux à six traitements de pesticides selon les années, un traitement aux hormones pour raccourcir les tiges afin d'éviter la verse et une dose importante d'engrais : 240 kg d'azote, 100 kg de phosphore et 100 kg de potassium à l'hectare. Dans le silo, après récolte, les grains sont fumigés au tetrachlorure de carbone et au bisulfide de carbone puis arrosés au chlopyriphosmethyl. Pour la mouture, la farine reçoit du chlorure de nitrosyl puis de l'acide ascorbique, de la farine de fève, du gluten et de l'amylase.

La poudre levante:

Elle est traitée au silicate de calcium et l'amidon est blanchi au permanganate de potassium.

Les corps gras

Ils reçoivent un antioxydant comme l'hydroxytoluêne de butyl et un émulsifiant type lécithine.

II Histoire de la crème

Les oeufs

Ils proviennent d'un élevage industriel où les poules sont nourries aux granulés contenant des antioxydants (E300 à E311), des arômes, des émulsifiants comme l'alginate de calcium, des conservateurs comme l'acide formique, des colorants comme la capsanthéine, des agents liants comme le lignosulfate et enfin des appétants pour qu'elles puissent avaler tout ça comme le glutamate de sodium. Elles reçoivent en plus des antibiotiques et en particulier des anticoccidiens. Les oeufs avant séchage reçoivent des émulsifiants, des agents actifs de surface comme l'acide cholique et une enzyme pour retirer le sucre du blanc.

Le lait

Il provient d'un élevage industriel où les vaches reçoivent une alimentation riche en produits chimiques : des antibiotiques comme le flavophospholipol (F712) ou le monensin-sodium (F714), des antioxydants comme l'ascorbate de sodium (F301), l'alpha-tocophérol de synthèse (F307), le buthyl-hydrox-toluène (F321) ou l'ethoxyquine (E324), des émulsifiants comme l'alginate de propylène-glycol (F405) ou le polyéthylène glycol (F496), des conservateurs comme l'acide acétique, l'acide tartrique (E334), l'acide propionique (F280) et ses dérivés (F281 à E284), des composés azotés chimiques comme l'urée (F801) ou le diurédo-isobutane (F803), des agents liants comme le stéarate de sodium, des colorants comme F131 ou F142 et enfin des appétants pour que les vaches puissent manger tout cela comme le glutamate de sodium.

Les huiles

Elles ont été extraites par des solvants comme l'acétone puis raffinées par action de l'acide sulfurique, puis lavage à chaud, neutralisées à la lessive de soude, décolorées au bioxyde de chlore ou au bichromate de potassium et désodorisées à 160 0C avec du chlorure de zinc. Enfin, elles ont été recolorées à la curcumine.

La crème

Une fois obtenue, elle reçoit des arômes et des stabilisants comme l'acide alginique (E400).



III Histoire des cerises

Les cerisiers ont reçu pendant la saison entre dix et quarante traitements de pesticides selon les années. Les cerises sont décolorées à l'anhydride sulfureux et recolorées de façon uniforme à l'acide carminique ou à l'érythrosine. Elles sont plongées dans une saumure contenant du sulfate d'aluminium et à la sortie elles reçoivent un conservateur comme le sorbate de potassium (E202).

Elles sont enfin enduites d'un sucre qui provient de betteraves qui, comme les blés, ont reçu leur dose d'engrais et de pesticides. Le sucre extrait par défécation à la chaux et à l'anhydride sulfureux puis décoloré au sulfoxylate de sodium, puis raffiné au norite et à l'alcool isopropylique. Il est enfin azuré au bleu anthraquinonique.

Il ne nous reste plus qu'à vous souhaiter bon appétit ! 


Source : http://www.lautrinfo.org/inviteavril2002.html

16 décembre 2006

Le cas déca'

medium_ph_vbtk_decafiene.jpgTous ceux qui ont fait le choix de ne plus consommer de café, et qui se sont rabattus sur le décaféiné pour raisons médicales ou autres, pourraient être surpris d’apprendre que malgré leur tentative de sevrage ils en avalent tout de même.

En effet, des chercheurs de l’Université de Floride ont étudié, et mesuré par chromatographie, le taux en caféine de plusieurs grandes marques de déca. Il apparaît que si une tasse de café filtre de 250 ml contient environ 85 milligrammes de caféine, une quantité de 500 ml de décaféiné contenait entre 8,6 et 13,9 milligrammes de caféine. L’expresso décaféiné, quant à lui, contenant entre 3 et 15,8 milligrammes de caféine.

Ainsi, même avec de faibles niveaux de caféine, un accro au petit déca, qui consommerait 5 à 10 tasses par jour, pourrait facilement atteindre les mêmes niveaux de caféine que celui qui boit 1 à 2 cafés normaux par jour, et ne devrait donc pas s’étonner de ses effets, comme une certaine sensation de manque. Sachant que 30 % de la population peut ressentir les effets de 18 mg de caféine voire moins.

 

source : tatoufaux.com

11:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : café, déca

07 octobre 2006

Eaumerta

medium_goutte.jpgL'eau potable est un sujet très méconnu du grand public et j'ai eu beaucoup de difficulté à recueillir des informations véritablement scientifiques. Jusqu'à ce que je trouve ce site : http://www.eautarcie.com/ qui m'apporta les informations manquantes.

Le premier mensonge concernant l'eau concerne la vente d'eau en bouteille. Pourquoi acheter de l'eau en bouteille si l'eau de ville est réputée parfaitement potable et même l'une des plus "pure" du monde à en croire les sociétés distributrices d'eau. Acheter de l'eau en bouteille revient principalement à payer le plastique de la bouteille, l'usine d'embouteillage, l'étiquette, le marketing, la publicité, le transport et, bien sûr, les taxes. Le contenu, lui, ne coûte quasiment rien et provient même parfois directement de l'eau du robinet (dans les villes de montagne par exemple). Alors quels sont les arguments défendus ? l'absence de chlore, de nitrates, la présence de minéraux divers.

En ce qui concerne les minéraux il est bon de préciser qu'une eau trop minéralisée fatigue les reins, et pour être assimilés il faut qu'ils soient liés à un élément organique, dans la nourriture donc. Sinon il suffirait de lécher du fer ou d'en mettre un morceau au fond de la carafe.

L'excès de nitrate dans l'eau (et dans les aliments) est dangereux pour la santé (quand il est transformé en nitrite dans l'organisme). Le risque est particulièrement élevé dans les zones agricoles, en particulier dans les puits et les rivières. Il existe des techniques pour dénitrifier son eau, comme l'osmose inverse par exemple . La concentration maximale en France est de 50 mg/litre. Il existe en permanence une petite proportion de la population consommant de l'eau dépassant ce seuil. De nombreux puits de captage d'eau sont fermés régulièrement à cause de leur haute teneur en nitrates. En réalité il faudrait éviter de dépasser les 10 mg/litre pour que les nitrates soient inoffensif (et éviter ainsi l'eutrophisation des milieux aquatiques). Il existe des packs de testeurs pour évaluer la teneur en nitrate de son eau, en cas de forte concentration il existe des système de carafes flitrantes relativement efficaces pour les nitrates mais chères à l'usage et d'une utilité très relative et en dessous des promesses en ce qui concerne le reste (à moins de filtrer l'eau d'une mare), sauf le chlore qui disparait effectivement...par évaporation.

Au rang des autres pollution agricoles on trouve bien entendu les pesticides, les antibiotiques, des hormones etc. Dans les zones urbaines on retrouve parfois des bactéries issues des matières fécales.

L'eau en bouteille n'est pas vraiment une solution car beaucoup sont soumises aux mêmes pollutions, à la présence de fluor ou de minéraux en excès (comme le sodium par exemple). Et souvent un Ph trop basique, alors qu'il devrait toujours être légèrement acide (entre 6 et 7, voire 5). A noter que l'eau de ville est au moins autant saturée en sels minéraux.

Pour supprimer les bactéries on utilise largement le chlore, supposé inoffensif. Mais il suffit de laisser de l'eau une douzaine d'heure dans une carafe pour qu'elle ne soit plus conforme aux règles sanitaires. Or consommer une telle eau n'a jamais rendu personne malade, et on peut même supposer qu'on fragilise notre système immunitaire qui n'est plus habitué à réagir à force de boire une eau toujours exempte de bactéries. Ce qui provoque de nombreuses tourista dans les pays ne disposant pas de normes aussi strictes. En tant que biocide et bactéricide, il est conseillé de laisser le chlore s'évaporer dans une carafe quelques heures. paradoxalement le chlore tue les bactéries mais rend l'eau plus basique (Ph>7) ce qui favorise la diffusion de virus; ce problème se retrouvera au niveau des caractèristiques sanguines (Rh²).

Il n'existe donc pratiquement aucune solution réellement acceptable, sauf peut être une, la récupération de l'eau de pluie. C'est un système un peu contraignant au premier abord (citerne en béton, circuit indépendant, filtre céramique) mais écologiquement intéressant, économique à long terme et bon pour la santé. Plus d'informations ici : http://www.eautarcie.com/ . Mais à long terme cette solution est certainement plus économique et moins contraignante que d'acheter de l'eau en bouteille (qui est loin d'être parfaite). A noter enfin que cette solution (préconisée dans certains pays comme l'Allemagne) sera déconseillée par les techniciens vendant de l'eau de ville. Comme c'est le cas pour tout système décentralisé en France.

 

 

 

 

 

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26 avril 2006

Durs décomptes

Le succès des Hard Discount est aujourd'hui bien établit en France. Celà a commencé il y a quelques années en partant de l'idée qu'une partie du prix des aliments payait uniquement le marketing. Ainsi il suffisait de vendre le même produit sans marque et en vrac dans des supermarchés sans paillettes pour obtenir un meilleur tarif.

Les consommateurs ont rapidement adhéré à ce principe présentant plusieurs avantages : économies bien sûr mais également une forme de lutte romantique contre la société de consommation, la publicité tapageuse etc.

Mais sont-ce réellement les même produits ? Je pense que tous ceux qui ont eu l'occasion de consommer ces produits ont constaté qu'il existait une différence perceptible.

Pour en avoir le coeur net le nutritioniste JM Cohen a lancé une grande enquête sur les Hard Discount. Cette étude a confirmé ce que l'on savait déjà plus ou moins :

- Si les ingrédients des produits sont les même sur liste de la composition, ils sont en revanche de moins bonne qualité.

- l'ordre dans lequel ils apparaissent dans la liste diffère. Il faut savoir qu'ils sont présent par ordre décroissant d'importance. Ainsi on trouvera en tête de liste plus de sucres, de graisses ou au mieux d'eau.

- Plus un produit est préparé et complexe plus cette logique s'applique.

Ces constatations varient selon les produits et les enseignes mais c'est la tendance générale. Pour plus de détail je vous renvoi à leur ouvrage "savoir manger" (Prs.Cohen et Serog). Les fruits te légumes frais sont moins concernés et il n'est pas rare que la qualité ne soit guère meilleure dans les grandes surfaces de marque. Je ne sais dailleurs pas s'il existe de réelles différences de prix sur ces produits. Les produits de base, peu transformés, comme les oeufs, le riz, sel, sucre, sardines en boite etc. restent intéressants.

Au bout du (dé)compte nous avons réussit à mettre en place tout un circuit de distribution d'alimentation bas de gamme pour "pauvres" (même si les autres ne s'en privent pas). A long terme ces produits comportent des risques pour la santé du fait de leur proportion en sucres, graisses et autres ingrédients de piètre qualité. L'avantage d'une marque c'est qu'elle a au moins le soucis de sa réputation et de fidéliser sa clientèle. Encore une fois tout est une question de choix et de moyen, mais maintenant vous êtes prévenus.

19 avril 2006

Mac malades ?

Il est de notoriété publique que les restaurants Mac Donald's représentent le mal absolu, l'impérialisme américain et un fléau au moins aussi important que la cigarette ou notre bon vieux pinar. Ceci ne semble pas empêcher des milliers de français de s'y ruer tous les jours. Il va donc bien falloir faire avec. Mais avec quoi exactement ? Que se cache t'il derrière la chaine de restauration aux deux frites molles ?

1) Le goût :

Comme on dit "le goût et les couleurs ça ne se discute pas". Pourtant la gastronomie française ne manquant pas de ressources et de diversité pourquoi persister à manger ce que chacun s'accorde à estimer comme mauvais ? Parceque justement, on peut trouver ça bon (en tout cas j'en connais qui aiment ça), même si on aura honte de l'avouer. La recette est simple : du gras, du sel, du sucre à haute dose et nos sens sont saturés de saveurs fortes, au détriment bien sûr de toute subtilité culinaire. Les enfants en particulier, dont le palais n'est pas encore habitué à la nuance, y seront très sensibles. A côté de ces saveurs tout le reste parait fade. Il n'est donc pas étonnant que les fast food provoquent même des phénomènes d'accoutumance. D'où l'intérêt de cibler une clientèle dès le plus jeune âge.

2) L'hygiène :

S'il y a bien une chose que l'on ne peut pas reprocher à toutes les chaines de fast food et de restauration rapide c'est, en général, l'hygiène. Ces groupes auraient beaucoup trop à perdre en terme d'image avec des affaires d'intoxication alimentaire. Ce qui n'est pas consommé rapidement est jetté, mais de toute façon les produits restent rarement longtemps en stock. La chaine du froid est respectée, la cuisine est souvent bien en vue des clients et propre. A ce niveau là on coure beaucoup moins de risques que dans une barraque à frite ou qu'avec le sandwich fait au coin d'un bar.

3) Diététique :

A écouter tout ce qui se dit sur les fast food il suffirait d'en franchir la porte pour prendre 2 kilos instantanément. Pourtant dans un hamburger de base on a jamais que du pain, une poignée de légumes, un steack et de la sauce. Rien de bien méchant à priori, en tout cas pas plus qu'un jambon beurre. Le problème vient surtout de tout ce qui va avec, en général proposés dans un menu. Les sodas sucrés, les desserts sucrés et les frites. Il est certain que quoi qu'on fasse la consommation de ces types de produits favoriseront l'obésité. Mais objectivement ni plus ni moins que si l'on faisait les frites chez soit ou que si l'on achetait les sodas au supermarché. Le choix qui s'effectue dans nos achats quotidien est donc le même que celui fait dans les restaurants.

A la nuance près qu'il n'y a guère d'alternative en fin de compte. Il y a bien des salades mais elles sont sans saveur à force d'être "propres" et congelées, et les sauces d'accompagnement appliquent le même principe du sucré/salé/gras. Difficile aussi de ne pas avoir soif avec ce steack surchargé en sel pour qu'il conserve un peu de son eau (et donc de son volume) lors de la cuisson. Mais il y a toujours le choix de prendre de l'eau en bouteille.

Il y a aussi les "chicken trucs", bien frits dans la graisse, accompagnés d'une sauce salé/sucrée. Mais concernant la viande la encore ce n'est pas pire que ce que l'on trouve en supermarché, on est en général dans la gamme moyenne/basse.

Le pain est sans intérêt nutritif, il n'apporte aucune vitamine et sa digestion n'apportera que peu de nutriments intéressants.

En conclusion si rien n'est vraiment dramatique, à fortiori sur des consommations très ponctuelles il n'en ressort toutefois aucun intérêt ni gustatif ni diététique. Si l'on veut un repas sain dans un fast food il faudrait prendre une salade sans sauce et une bouteille d'eau... L'intérêt se situe au niveau de la rapidité (avec les problèmes que celà entraine au niveau de la digestion) et des standards d'hygiènes que l'on est à peu près sûr de retrouver au niveau international. Le reste est une question de choix, le choix de boire des sodas plutot que de l'eau, par exemple, s'applique aussi bien dans ces chaines de restauration qu'à l'extérieur. Il est en revanche tout à fait évident que ce type de consommation à fréquence régulière et en prenant toujours les menus proposés entrainera des problèmes de santé multiples et graves sur le long terme, voire le court terme (je vous suggère de voir l'excellent film "Super size me" à ce propos).

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