18 octobre 2008

Codex Alimentarius

codex_alimentarius.jpgLe Codex Alimentarius, créé en 1963, est un programme commun de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) consistant en un recueil de normes, codes d'usages, directives et autres recommandations relatifs à la production et à la transformation agro-alimentaires qui ont pour objet la sécurité sanitaire des aliments, soit la protection des consommateurs et des travailleurs des filières alimentaires, et la préservation de l'environnement. La Commission du Codex Alimentarius, en est l'organe exécutif. Elle joue un rôle prépondérant dans la normalisation alimentaire mondiale et a été reconnue à ce titre par les accords de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) en 1994 sous réserve que ses prescriptions n'entravent pas les échanges si elles ne sont pas suffisamment scientifiquement étayées.

Voilà pour la définition officielle. Il faut bien comprendre que les normes sanitaires constituent un obstacle au commerce mondialisé des denrées sanitaires et agricoles. L'objectif du Codex Alimentarius, tel qu'il est considéré par l'OMC, est donc d'harmoniser la législation internationale afin de faciliter les échanges entre pays.
Voici l'histoire de son origine :
Le Codex Alimentarius n'est pas une émanation directe de l'ONU. L'ONU et l'OMC avaient besoin d'un certain nombre de règles, et se sont basés sur la commission du Codex Alimentarius, qui n'est à la base qu'une commission commerciale, et non un organisme de santé publique. La Commission du Codex Alimentarius fût donc placée sous la juridiction de l'OMS et de la FAO, qui se sont contentés de reprendre ses directives et règlements. Soit, environ 4000 à ce jour, répartis dans 27 sous-commissions touchant à tout ce que l'être humain peut ingérer (pêche, agriculture etc.), à l'exception des produits pharmaceutiques. Les normes du Codex Alimentarius ont donc été adoptées par les grandes instances supra-nationales faute de mieux, ou plus probablement sous l'influence de lobbys.
Tous les pays membres de l'OMC sont donc tenus d'appliquer cette règlementation sous peine de sanctions commerciales. Par exemple, l'Europe paye actuellement tous les ans, une amende de 116.8 millions de dollars pour son refus d'importation de veau aux hormones (fabriquées exclusivement par Monsanto). Autres exemples de règlementation : toute viande cuite doit être irradiée, tout le bétail doit être traité aux antibiotiques etc. (voir les notes Alimensonges précédentes).


Mais qui a véritablement créé le Codex Alimentarius ?
Principalement les sociétés BASF, BAYER et HOECHST, avec l'aide du ministre des affaires étrangères américain, Nelson Rockfeller, en 1952.
Ces industries chimiques allemandes ont été créées après le procès de Nuremberg, suite à la scission d'IG FARBEN, la plus grosse industrie chimique de l'Allemagne nazie (munition, acier, zyklon B etc.). Les administrateurs de ces sociétés sont les anciens membres du comité executif de IG FARBEN, d'anciens nazis convaincus et condamnés pour crime contre l'humanité à Nuremberg, puis libérés à la demande de Rockfeller.
Pour la petite histoire, les Rockfeller (les Roquefeuille,une famille française immigrée en Amérique) ont bâti leur fortune en faisant passer du pétrole brut pour un médicament. Ce fût l'origine de la Standard Oil (SO, ou ESSO) et de la richesse de cette dynastie.
Le moins que l'on puisse dire est que l'idéologie qui a présidé à la création du Codex Alimentarius n'a pas grand chose à faire du bien être de l'humanité. Au mieux, elle ne répond qu'à des objectifs commerciaux.
La « tradition » du cartel de IG Farben s’est donc poursuivie sous un nouveau nom : Association de l’Industrie Chimique. En 1955, l’industrie chimique pharmaceutique mondiale s’est regroupée sous les auspices de la Chambre de Commerce Internationale des Nations Unies et du gouvernement allemand. Leurs efforts communs furent camouflés sous le nom de code CODEX ALIMENTARIUS. Un grand nombre de partis politiques européens dits de droite et de gauche furent financés par cette industrie pour assurer des législations favorables à l’industrie pharmaceutique.
Désormais, tous les trusts des industries agro-alimentaires, pharmaco-chimiques, bio-technologiques (Monsanto) et médicales sont regroupés au sein des commissions du Codex.
Les uns créent les maladies par leur pollution, les autres en soignent les symptomes, tout en oeuvrant pour faire interdire toute médecine alternative.

Les institutions démocratiques sont incapables de résister. Le 13 mars 2002, nos euro-députés adoptèrent des lois en faveur de l'industrie pharmaceutique, fixées par des dispositions du Codex Alimentarius visant à élaborer une réglementation coercitive pour toutes les thérapies naturelles et suppléments alimentaires. Une fronde citoyenne de 438 millions de pétitions inonda pourtant les messageries des euro-députés, à tel point que les communications internes en furent bloquées. Malgré près d'un demi milliard de pétitions, les directives du Codex Alimentarius furent adoptées.
L'information des médecins est intégralement financée par ces trusts qui cachent soigneusement un grand nombre d'effets secondaires dangereux en les reniant publiquement.

Le 31 décembre 2009, un nouveau Codex Alimentarius tentera de se mettre en place. Il cherchera à prohiber les médecines alternatives, et déclarer les vitamines et les minéraux illégaux.Il cherchera également à dénaturer la nourriture bio (en autorisant une certaine quantité d'OGM par exemple) .7 sur les 9 produits chimiques les plus dangereux auparavant interdist (dans 176 pays) sont rendus légaux par le codex. Dont la dieldrine, aldrine, hexachlorobenzene...
Au programme :
- Aucun complément alimentaire ne peut être vendu dans un but préventif ou thérapeutique.
- Tout remède à des doses supérieures à la norme fixée est un médicament, nécessitant une prescription et devant être produite dans les entreprises pharmaceutiques.
- Plus de 5.000 produits vendus aujourd’hui seront bannis des magasins.
- Les régulations du Codex seront valables pour toute la planète.
- Les compléments alimentaires seront interdits, sauf si testés à grand prix et approuvés par le Codex.
- Non seulement, nous n’aurons plus les quantités nécessaires, mais elles seront alors vendues sous prescription et à des prix exorbitants.
- Il sera interdit à un médecin de conseiller à un patient de changer d'alimentation pour guerrir d'une maladie.

Les résultats visibles en Allemagne (à vérifier) :
- Les tablettes de zinc à 4 € le flacon, coûtent aujourd’hui 50 €.
- L’échinacéa connu pour renforcer le système immunitaire est passé de 14 à 153 €.
- La vitamine C est limitée à 200mg, la B6 à 4mg.
- On ne trouve plus d’acides aminés (arginine, lysine...), ni d’acides gras (oméga 3, 6, 9).
- On ne trouve plus les DMEA, DHEA, MSM, béta-carotène... Ils sont interdits.
La réduction drastique des suppléments alimentaires sera imposée à tous les pays, sous peine de sanctions commerciales.

Quelques pays résistent :
L'Afrique du Sud a affirmé qu'elle ne se conformerait pas aux directives du Codex Alimentarius. Le Ministre de la Santé Manto Tshabalata-Msimang a déclaré que son pays est en désaccord avec cette dichotomie entre médecine naturelle et médecine allopathique.
Selon ses conclusions, ces dispositions ne visent qu'à faire de l'argent à partir de remèdes brevetés et à discréditer l'usage des produits naturels.

L'Inde ne se conformera pas non plus aux directives du Codes Alimentarius, car il a fait la promotion de formules pour bébés contenant des ingrédients chimiques, causant une inflammation destructrice du cerveau chez les bébés sensibles. Le délégué indien chargé de plaider l'affaire auprès du Codex a été ignoré, et lorsqu'il insista pour un débat, il fut expulsé de la chambre.

Aux Etats-Unis, l'association des médecins et des chirurgiens américains a exprimé son opposition au Codex afin d'avoir recours à des remèdes naturels.

Aujourd'hui 500 produits chimiques autorisés dans l'alimentation et les produits d'entretien. Depuis 1950,  la majorité de nos aliments ont perdu 50% de leurs mineraux et vitamines. Les cancers ont également augmentés de 300% depuis cette date.
Partout dans le monde, des gens informés luttent. Alimensonge ne donne qu'un bref aperçu de ces problèmes, n'hésitez pas à creuser ces questions par vous même. Aujourd'hui comme hier, résistons.

10 janvier 2008

Céréales au petit déjeuner ?

568cdb58bcf0450371d88b3fb2e079e0.jpgOn vante souvent les céréales du petit déjeuner comme étant un must en matière de santé. C'est du moins le message publicitaire qui est matraqué en boucle depuis des années. Mais qu'en est il vraiment ? Alimensonges va faire le point :

- Le petit déjeuner est un repas important car il fournit l'énergie nécessaire pour le reste de la journée. Les céréales, avec leur lot de glucides, de protéines et de vitamine semblent un aliment tout indiqué.

- Seulement voilà, en l'état actuel des habitudes alimentaires, ces céréales sont en général agrementées de lait, de sucre et parfois enrichies en compléments alimentaires.

- Sans reparler spécifiquement du lait et de son avantage relatif sur la santé (voir néfaste), il n'en reste pas moins un aliment très riche en graisse animale. Et la proportion de lait dans les céréales est souvent largement supérieure à la proportion des céréales.

- Les céréales en elles même ont des valeurs nutritives différentes. Les pétales de maïs sont moins intéressants que l'avoine etc. Bien souvent, leur cuisson les dénatures et au final, quite à manger des céréales, mieux vaut encore manger une tartine de pain complet, plus riche en vitamines, minéraux et glucides lents. D'autant plus que souvent, le reste de l'alimentaion dans la journée est également composée en grande partie de blé. Une bonne omelette au petit déjeuner est beaucoup plus intéressant sur le plan nutritif. Mais quelle publicité va promouvoir l'omelette au petit déjeuner ?

- Ces céréales sont aussi enrichies en sucre , en miel ou en chocolat. Alors que les céréales apportaient leur dose de glucide, voilà qu'on ajoute une portion non négligeable de sucres raffinés. Sans parler du sucre en poudre que l'on y ajoute parfois soi même. L'adjonction de sucre dans ces aliments est une stratégie des industriels pour en améliorer le goût et l'addiction. Selon les produits, la dose de sucre peut varier de 1 à 5.

- Les céréales sont parfois également enrichies en minéraux et en vitamines. Or, si c'est une bonne chose en cas de carence (rare dans les pays développés), une surdose permanente peut avoir des effets contraires. Une alimentation saine et équilbrée ne nécessite pas d'être enrichie en minéraux. Par exemple, un excès de fer, dont on manque rarement chez les non-végétariens, peut creer des problèmes de santé. Une dose journalière de fer tourne autour de 5 mg, et avec un petit déjeuner enrichi (Kellog's par exemple) on arrive à 24 mg. C'est pour cette raison que certaines céréales ont été interdites par les autorités sanitaire de pays nordiques (Norvège et Allemange). Ces même céréales sont en vente libre partout ailleurs...

- Enfin, cet aliment est assez sensible aux mycotoxines, des moisissures, qui peuvent avoir un certain nombre de répercussions sur la santé (cancers, immunotoxiques etc.) - source : 60 millions de consommateurs.

Un nouveau mythe vient de tomber. Les céréales du petit déjeuner ne sont pas systématiquement un bonus pour la santé. La variabilité est assez grande selon les marques et les produits, mais suffisament pour que l'on y prète attention ou que l'on se creuse un peu la tête pour trouver des aliments alternatifs.

30 décembre 2007

Pas de sushis

6f3820f2a4c34bd8929ba9537858d82f.jpgLe sushi est un aliment excellent, c'est une évidence. Le poisson apporte tout son lot d'éléments nutritifs bénéfiques. Certes, mais il ne faut pas être aveugle pour autant, une bonne partie des sushis sont composés de thon rouge. Or cette espèce est directement menacée d'exctinction, les quotas sont baffoués et sous estimés, l'engraissage artificiel nécessite 20 kgs de poissons pour produire 1 kg de thon rouge. Quant aux projets de réserves marines avancées comme solution par Greenpeace, aucun état ne semble se sentir responsable de la préservation des ressources naturelles. Bref, c'est le pillage généralisé. 90 à 95% du thon rouge est destiné au marché japonais et la rareté fait monter les prix, jusqu'à 500 € le kilo.

A ce rythme, en 2012 il n'y aura plus de thon rouge, l'espèce aura disparue, plus personne n'en mangera. Alors pourquoi ne pas s'arrêter avant et sauver l'espèce ?

Comme je suis un peu méchant, je vais vous parler des dangers du poisson cru :

Il est possible que le poisson ait été infecté par une petite larve parasite, l'anasakis, responsable de l'anisikiase, qui chez l'homme se traduit par des troubles digestifs graves, diarrhées, fatigue intense et peut aller jusqu'à une perforation intestinale par ce "gentil" parasite. Il y a plusieurs centaines de morts par an au Japon.
Plus rare, l'infestation par un helminthe, le diphyllobothrium qui non content de provoqier des crampes digestives et autres diarrhées peut atteindre dans votre intestin jusqu'à un mètre de long.