19 mars 2005

Une dent contre le Fluor

Le fluor apparut dans les années 50 comme un progrès dans le combat contre les caries et la plaque dentaire. Il fut introduit dans la composition des pâtes dentifrices et le réseau de distribution d'eau courante sous forme d'antiseptique (acide hexafluorosilicique). Mais seules des doses réduites permettent une action positive du fluor. L'accumulation à long terme de cette substance engendre des effets néfastes en matière de santé, tel que la destruction de l'émail des dents, le développement de maladie telle que l'ostéoporose, de troubles cardiaques et psychiques, et même de dégâts génétiques. Les effets toxiques du fluor à haute dose ne sont plus remis en doute quand on sait qu'il entre dans la composition des insecticides et des bactéricides.

Les effets psychiques, quant à eux, ont été démontrés par les savants Allemands à la solde d'Hitler. Le 3ème Reich donna l'ordre aux usines chimiques I.G. Farben, basées à Francfort, de produire du fluor en quantité. Celui-ci devait être mélangé à l'eau potable destinée aux prisonniers des stalags. Cette distribution avait pour but de maintenir la discipline dans les camps, grâce aux effets sédatifs du fluor. Le Tribunal de Nuremberg mit en évidence la culpabilité 24 responsables I.G. Farben pour divers crimes commis durant les années de guerre, et scinda la société en trois entités distinctes : BASF, BAYER et HOECHST.
De nos jours...
On compte sur le marché plus de soixante tranquillisants, plus ou moins puissants selon la proportion de fluor qu'ils contiennent. La concentration maximale autorisée dans l'eau distribuée dans nos robinets est de 1500 microgramme par litre, mais elle est régulièrement dépassée. Un nouveau matériau d'obturation de la carie dentaire, la Définite (mis au point par la société Degussa en Allemagne), arrive sur le marché. Ce matériau, de par sa composition, rejette des ions de fluor dans la bouche, et est capable de se recharger en fluor par l'alimentation ou la pâte dentifrice.

Fin juillet 2002, la Belgique retirait du marché les comprimés et les gouttes au fluor. Les autorités sanitaires belges ont même envisagé de demander à l'Union européenne d'interdire le fluor dans les chewing-gums, les compléments alimentaires et même les dentifrices. Le Ministre belge de la santé Magda Aalvoet justifiait cette première mondiale en soulignant que "divers scientifiques estiment qu'un excès de fluor exerce une influence négative sur le système nerveux et sont préoccupés par le nombre croissant de cas d'intoxication au fluor et d'ostéoporose. Quant aux éventuels effets positifs de celui-ci - pour lutter contre les caries -, ils sont de plus en plus remis en question"…

Une situation pour le moins surprenante, alors que le fluor est considéré par de nombreux scientifiques comme l'allié de nos dents.


Les puissances financières colossales que constituent les industries chimiques et pharmaceutiques, et leur mainmise sur de multiples secteurs de l'activité économique de nombreux pays, assurent désormais leur suprématie sur l'ensemble des individus et des états, par une désinformation permanente du grand public, par le financement de leurs propres laboratoires de recherche et contrôle, et en "arrosant" certaines personnes dans les hautes sphères du pouvoir.
Premier exemple :
BAYER (Allemagne), 14éme groupe pharmaceutique mondial en 1997 possède 6 secteurs d'activité : produits agricoles, produits organiques, produits pharmaceutiques, produits industriels, polymères, techniques de l'information.
Deuxième exemple :
SANOFI (France), 18éme groupe pharmaceutique mondial en 1997, est sous le contrôle de L'Oréal (19,4%) et du groupe ELF (35,1%)... un groupe qui a des relations "intimes" avec la gent étatique.



Alors faut-il se passer de fluor ? Non répond l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé. Celle-ce attire l'attention sur la nécessité de maîtriser les apports fluorés pour la prévention de la carie dentaire de la naissance jusqu'à 12 ans. En aucun cas, elle n'envisage le retrait des produits fluorés. L'agence rappelle qu'un groupe d'experts a été mis en place en l'an 2000 pour réévaluer l'intérêt de la prescription systématique de fluor. Leurs recommandations avaient souligné l'importance d'un bilan personnalisé en fonction de l'apport en fluor des aliments, de l'eau et des médicaments. Le risque le plus connu est la fluorose, lié à un surdosage en fluor durant la période de minéralisation des dents et qui entraîne un aspect tacheté de l'émail dentaire.

Pour éviter ces problèmes, l'Afssaps rappelle les apports en fluor de la naissance à douze ans :

La dose prophylactique optimale est de 0,05 mg de fluor/kg/jour sans dépasser 1 mg/j, tous apports fluorés confondus. Dans les régions où l'eau de distribution contient plus de 0,3 mg/l de fluor, aucune supplémentation n'est nécessaire ;
Chez le nourrisson et l'enfant en bas âge de 0 à 2 ans : en l'absence d'autres sources d'apport en fluor représentées par les eaux de boisson ou de préparation des biberons, la prescription de fluor sous forme de gouttes ou de comprimés est systématique. Pour la préparation des biberons, il faut utiliser de l'eau non fluorée ou à très faible teneur en fluor (inférieure ou égale à 0,3 mg/l en cas de supplémentation) ;
Chez l'enfant de 2 à 6 ans, il faut moduler la prescription en fonction des habitudes familiales d'alimentation et d'hygiène. Le fluor peut être apporté par l'eau de boisson, le sel de table fluoré (concentration maximale de 250 mg de fluor/kg) et les dentifrices. Les enfants de moins de 6 ans doivent utiliser des dentifrices de concentration inférieure ou égale à 45 mg de fluor/100 g : la quantité de dentifrice à utiliser doit être de la grosseur d'un pois et les enfants doivent bien se rincer la bouche et recracher le dentifrice ;

Chez l'enfant de 6 à 12 ans, le fluor peut être uniquement apporté par l'eau et le sel fluoré. Les dentifrices dosés à plus de 150 mg de fluor/100 g peuvent être utilisés ;
Chez la femme enceinte, la supplémentation en fluor pendant la grossesse n'apporte aucun bénéfice chez l'enfant pour sa dentition provisoire et définitive. Par ailleurs, l'Afssaps a recommandé en janvier 2001 un étiquetage sur les risques de fluorose lié à une surconsommation journalière de gomme à mâcher contenant du fluorure de sodium.
Vous pouvez normalement trouver l'analyse de l'eau du robinet de votre commune en mairie.
Il existe des dentifrices sans fluor dans la plupart des magasins Bio.

Quelques sources :
Communiqué du Ministère fédéral des Affaires sociales, de la Santé publique et de l'Environnement de Belgique du 30 juillet 2002.
Communiqué de l'Afssaps du 1er août 2002.

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